Bourse: EDF sous la barre des 10 euros pour la première fois de son histoire

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Depuis sa sortie fracassante du CAC 40 en décembre dernier, EDF enchaîne les camouflets sur les marchés. L'ancien fleuron de l'industrie française, qui accuse un bénéfice net divisé par trois en 2015 sur fond d'incertitudes sur l'avenir du nucléaire civil, a récemment appelé l'Etat à l'aide pour faire face aux investissements colossaux qu'impose, entre autres, la survie de ses centrales. Et fait face à un nouveau coup dur, alors que le titre du géant chutait lourdement en début d'après-midi, passant pour la première fois sous les dix euros, symbole d'une défiance croissante du marché.
A 15h14 (14h14 GMT), la valeur perdait 6,71% à 9,90 euros, signant la plus forte baisse du CAC 40. Du jamais vu puis son introduction en Bourse, opérée en 2005 au prix de... 32 euros. L'indice parisien lâchait quant à lui 0,30%.
Cette dégringolade s'explique notamment par la défiance des investisseurs vis-à-vis des capacités de l'électricien à résister à un contexte de baisse des prix du marché d'une part et à faire face aux investissements colossaux qui l'attendent d'autre part.
Le groupe a en effet besoin de capitaux pour financer ses importants investissements, notamment la maintenance lourde de ses 58 réacteurs français. Il devra aussi financer le rachat de l'activité réacteurs d'Areva et surtout la construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point, en Angleterre, un gigantesque projet de 18 milliards de livres sterling dont la concrétisation se fait attendre.
EDF, qui a appelé l'Etat -actionnaire à 84,9%- à la rescousse le 16 février dernier pour le obtenir la mise en place d'une nouvelle régulation sur les prix, peine à convaincre.
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Le titre souffrait particulièrement mardi d'une note des analystes de la banque UBS qui ont abaissé leur recommandation à "vendre" sur la valeur, contre "neutre" auparavant. Ils valorisent désormais la société au prix de 8 euros, contre 19 euros dans leur précédente estimation. Selon eux, les investisseurs ne prennent pas assez en compte l'impact de la baisse des prix et de la libéralisation du marché.
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UBS juge que si rien de change, EDF va subir des pertes en 2018, avec une forte baisse de rentabilité et l'absence de dividende. La banque pense que le groupe pourrait relever la tête grâce à un soutien du gouvernement, la mise en Bourse d'actifs de qualité comme les réseaux et les énergies renouvelables, ou encore de nouvelles cessions d'actifs.
(Avec AFP)
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