Crédit Suisse passe à l'achat sur L'Oréal

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(Crédits : Reuters)
Sur le Vieux Continent notamment, la reprise économique devrait profiter à la société, qui a historiquement toujours fait mieux que ses comparables dans la région.

L'Oréal est bien orienté et s'adjuge 1,2%, à 151,95 euros porté par une note de Credit Suisse qui revient à l'achat sur le dossier en relevant son opinion de Neutre à Surperformance tout en confirmant son objectif de cours de 166 euros.

Dans sa note, le broker observe que la capacité du groupe à surperformer le marché s'est progressivement réduite ces dernières années, et avec elle, l'ampleur de la prime de la titre par rapport au secteur des biens de consommation courante. Deux facteurs expliquent ce parcours décevant : la croissance anémique du marché en Europe occidentale et sa sous-performance en Amérique du Nord, notamment dans les biens de grande consommation.

Or, le courtier estime que les fondamentaux de ces deux facteurs devraient s'améliorer. Sur le vieux continent notamment, la reprise économique devrait profiter à la société, qui a historiquement toujours fait mieux que ses comparables dans la région.

En Amérique du Nord en revanche, le problème réside dans le fait que « L'Oréal a perdu des parts de marché en Amérique du Nord ces dernières années. Ce qui est à mettre sur le compte des colorations capillaires et des démaquillants. Or pour le premier des deux sous-segments précités, L'Oréal semble sur le point de reprendre de la vitesse par rapport à Schwarzkopf (marque de Henkel). Quant aux démaquillants, et toujours en Amérique du Nord, 'nous anticipons le retour de la marque Garnier', indique Crédit Suisse dans sa note.

Par ailleurs, il juge que la faible prime du titre par rapport au secteur des biens de consommation courante est anormalement basse en raison du retour en capital élevé de L'Oréal, de son bilan solide, et de la relative facilité de valoriser l'innovation dans les soins du corps et des cheveux.

Avec un PER de 23, le titre L'Oréal affiche en effet une prime de 15% par rapport à la valorisation du secteur de la consommation discrétionnaire, une prime proche d'un plus bas de 10 ans. Ce qui semble injustifié pour Crédit Suisse compte tenu de sa structure bilancielle de qualité, de sa capacité à préserver ses parts de marché sur ses marchés historiques d et « de revaloriser ses prix via l'innovation ».

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