Rebond record à Wall Street qui reprend espoir

Wall street termine en nette baisse
Mike Segar

Wall street termine en nette baisse
Mike Segar
Les investisseurs n'ont pas (encore) complètement cédé au pessimisme. Vendredi, la Bourse américaine a connu la plus forte progression simultanée de ses trois grands indices depuis des années. L'indice Dow Jones a gagné 3,29%, à 23.433,16 points, le S&P 500, plus large, a pris 3,43%, à 2.531,94 points et le Nasdaq Composite s'est envolé de 4,26% à 6.738,86 points. Un contraste saisissant avec la séance de jeudi, qui avait vu les indices plonger, sous le poids d'Apple, après son profit warning. Intel a gagné plus de 6%) et Apple a rebondi de 4,27% vendredi.
Ce début d'année semble annoncer une période de convulsions sur les marchés, sur fond de ralentissement de la croissance mondiale. Sur l'ensemble de la semaine, raccourcie par le Nouvel An, le S&P 500 a gagné 1,86%, le Dow 1,61% et le Nasdaq 2,34%.
La publication du meilleur rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis depuis 10 mois, avec la création de 312.000 emplois en décembre, le chiffre le plus élevé depuis février, a redonné le moral aux investisseurs sur la vigueur de l'économie américaine. Les déclarations du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, qui a assuré que la Fed était prête à adapter sa politique monétaire en cas de besoin, ont achevé d'apaiser les craintes de remontée brutale des taux d'intérêt, après les quatre hausses de 2018.
Attaqué sur ses choix monétaires par Donald Trump, qui l'a lui-même nommé, le patron de la banque centrale s'est montré à la fois ferme, affirmant son indépendance, et flexible, sur la trajectoire des taux, qualifiant de "très solide" le dernier rapport sur l'emploi.
Des propos jugés apaisants par les investisseurs, qui font preuve d'une grande nervosité. La remontée des taux incite ces derniers à fuir les actifs à risque, comme les actions, au profit des emprunts d'Etat.
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Prié de dire s'il démissionnerait de ses fonctions si Donald Trump le lui demandait, Jerome Powell a répondu "non", ajoutant qu'aucune rencontre avec le président américain n'était prévue à son agenda.