Un "grand cru" du golf pousse à Saint-Emilion

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Avoir un nom qui fait mouche dans le monde du golf n'aurait sans doute pas suffi. Certes, il ouvre bien des portes ce patronyme Mourgue d'Algue dans l'univers golfique, surtout après avoir été porté très haut sportivement par Gaëtan, 30 fois champion de France de ce sport, créateur notamment du Trophée Lancôme, et par son épouse Cécilia, 45 fois championne de France amateur, double médaille d'argent aux championnats du monde par équipe.
Pourtant, vu le challenge que se sont imposés leurs enfants, eux-mêmes champions, Kristel, golfeuse de niveau européen et André, ancien champion de France, être un Mourgue d'Algue n'a pas été le viatique qui mène tout droit vers le succès entrepreneurial. Il faut dire qu'il était relevé : transformer un coup de cœur, en l'occurrence un terrain de bois et de pâturages, situé à Gardegan entre Castillon-la-Bataille et Saint-Emilion, en un golf international.
Il aura fallu cinq ans à André Mourgue d'Algue pour arriver à faire démarrer le chantier. Comme beaucoup de champions, il efface les moments difficiles, les doutes, les lenteurs pour ne retenir que l'aboutissement d'un travail préparatoire de longue haleine.
7 M€ d'investissement plus tard, André, qui a fait ses armes professionnelles en tant qu'aménageur de golf resort aux Etats-Unis, et sa sœur Kristel peuvent contempler, depuis le club-house installé dans un corps de ferme rénové, un parcours de 18 trous (les 9 premiers ont été livrés aux golfeurs le 1er mai, les 9 autres sont terminés mais seront ouverts en septembre) dessiné, entre les arbres et sans dénaturer le paysage et ses reliefs, par le maître du genre : l'architecte américain de golf Tom Doak.
Le résultat est là : le Saint-Emilionnais Golf club a vu, en quelques semaines seulement, la presse spécialisée mondiale livrer son analyse et ses critiques sur le parcours. Certains titres comparent certains trous à ceux de la Mecque golfique américaine : Augusta.
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Un résultat d'autant plus impressionnant quand on sait que le parcours, même s'il permet à tous les niveaux de prendre du plaisir, reste sélectif puisque sans handicap confirmé (moins de 36) on ne peut s'y confronter.
Pourtant, au-delà du succès sportif et commercial du golf club qui semble se dessiner et qui emploie à ce jour 9 personnes, "nous devrions atteindre les 25 salariés permanents quand le Golf club sera en configuration finale" souligne André, le Saint-Emilionnais Golf club est également en train de gagner un autre pari, immobilier celui-là.
Les faits lui donnent raison. Cinq villas sont déjà sorties de terre, avec des propriétaires très connus dans le monde du vin, on peut citer par exemple le célèbre œnologue Michel Rolland ou encore le critique de vins et de cigares, l'américain James Suckling (Wine Spectator), tous deux férus de golf. Le chantier d'une sixième villa (elles sont vendues entre 475.000 et 850.000 euros) va prochainement démarrer.
Des acheteurs sans doute sous le charme du lieu, de son parcours mais qui sont peut-être aussi sensibles à la qualité du programme immobilier qui est proposée.
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Un golf qui séduit les spécialistes du monde entier, un programme immobilier qui attire les grands noms du vin. Comme on le dit dans le monde de la petite balle blanche, on n'est pas loin du mythique coup parfait, le "trou en 1".
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