Transformation numérique : pourquoi Metapolis s'attend à une très bonne année 2022

Pierre Cheminade

Fabien Cauchi, à gauche, et une partie de l'équipe de Metapolis, au salon des maires en novembre 2021.
Metapolis

Pierre Cheminade

Fabien Cauchi, à gauche, et une partie de l'équipe de Metapolis, au salon des maires en novembre 2021.
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"La smart city est devenue le numérique responsable mais, fondamentalement, ce sont les mêmes projets qui sont menés par les acteurs publics ! Le point positif c'est qu'on ne peut plus aujourd'hui parler de technologie sans parler d'utilité et d'impact énergétique", cadre Fabien Cauchi, le dirigeant et fondateur de Metapolis. Créée il y a six ans, en pleine mode de la smart city, la ville intelligente, cette entreprise de conseils au secteur public s'est adaptée à l'évolution du vocabulaire et continue à piloter des démarches au long cours qui dépassent souvent la durée d'un mandat électoral.
Et si Fabien Cauchi a le sourire c'est parce qu'après un coup de moins bien en 2020 à cause du Covid-19 (1,06 million d'euros de chiffres d'affaires en baisse de -15 %), Metapolis est repartie de l'avant l'an dernier à 1,25 million d'euros (+18 %) et vise désormais un objectif de 1,6 million d'euros en 2022. Soit un bond en avant de 30 % pour cette PME de 25 salariés.
En l'occurrence, il s'agit d'une centaine de clients : collectivités locales (villes de 25.000 à 50.000 habitants, intercommunalités, départements, régions), ministères et administrations publiques. Le secteur public manquerait-il donc de compétences pour être contraint de recourir à des prestataires privés ? "Ce n'est pas tant une question de compétences que de moyens pour assurer le flux de projets. Les administrations publiques ont plein de compétences mais elles n'ont pas forcément la capacité à mener 20 ou 30 projets de front, d'où le recours à des cabinets externes", répond Fabien Cauchi, qui espère mener à bien cinq recrutements cette année.
D'autant que le principal obstacle qui demeure au déploiement de ces nouveaux projets numériques, souvent transversaux, c'est encore et toujours les mauvaises habitudes du travail en silos. "Culturellement, chaque service tend à défendre son périmètre et ses données, souvent plus par réflexe qu'autre chose. C'est le grand frein aux démarches d'open data", confirme Fabien Cauchi, qui reconnaît néanmoins une forme de révolution née du Covid-19 : "C'est le jour et la nuit dans les modes de travail. Avant je passais mon temps à sillonner la France pour rencontrer mes clients, désormais tout ou presque se fait à distance", observe le consultant.
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Une dématérialisation des réunions et des usages qui s'est aussi accompagnée d'une prise de conscience plus concrète de la place centrale qu'occupe le numérique dans la vie de tous les jours. Et, mécaniquement, du parcours du combattant que vivent ceux qui n'en maîtrisent pas les codes et les usages.
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