Fin d'un suspense qui planait depuis la fin de l'année dernière. Le nouvel opérateur opérateur privé Le Train, né en Charente en 2020, a choisi le constructeur espagnol Talgo, spécialisé dans la grande vitesse, pour la construction de ses rames neuves. « Un constructeur mythique », a salué Alain Gétraud, directeur général de Le Train, ce lundi 23 janvier à Bordeaux. Il a mis en avant une nouvelle étape importante après l'obtention de sa licence d'entreprise ferroviaire le 24 décembre dernier. Les deux acteurs ont signé un accord qui porte sur l'acquisition de dix rames capables de rouler à 320 km/h ainsi que sur la maintenance du matériel en France. Le contrat prévoit enfin la création d'une antenne de recherche et développement commune en Nouvelle-Aquitaine pour imaginer ensemble les trains du futur, plus performants et plus durables. Montant de ce contrat : environ 300 millions d'euros.
Il s'agira, dans un premier temps, d'assurer des liaisons dans le grand ouest de la France. Les premières dessertes lancées seront Bordeaux-Angoulême, Bordeaux-Nantes, Bordeaux-Rennes et leurs prolongements vers Arcachon. Le Train, qui se positionne sur un service ferroviaire à grande vitesse dédié aux déplacements régionaux et inter-régionaux, desservira également les gares intermédiaires de Tours et d'Angers. La compagne privée entend utiliser au mieux la LGV Tours-Bordeaux opérée par Lisea depuis 2017 mais encore sous-utilisée.