Ce n'est pas vraiment un centre de R&D sur le ferroviaire ni un organisme de formation aux métiers du train. Ce n'est pas non plus une vitrine pour le grand public ni un laboratoire d'idées. Le Ferrocampus, initié en 2020 par le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, est plutôt un savant mélange de ces différentes composantes jugées complémentaires pour explorer les facettes et les évolutions de la filière ferroviaire. Le tout dans un contexte où le train a vocation à reconquérir des parts de marché à l'avion comme à la voiture dans un monde qui doit se décarboner. C'est notamment le souhait de quinze présidents de régions qui plaident, dans une tribune publiée dans Le Monde le 22 octobre dernier, pour moderniser l'offre ferroviaire en France grâce à un plan de 100 milliards d'euros entre 2023 et 2033, cofinancé par l'Etat, l'Europe, la SNCF et les collectivités.
Créée en 2020, l'association Ferrocampus fédère une cinquantaine de partenaires du ferroviaire et de la formation - petits et grands, régionaux et internationaux - avec l'ambition de devenir un centre d'excellence européen dans le ferroviaire. Pour lancer la démarche, les Ferrocampus Days se tiennent ces 8 et 9 novembre à Saintes, en Charente-Maritime, un département où est assemblé le futur TGV M à l'usine d'Alstom de La Rochelle. Ces deux jours de débats poursuivent plusieurs objectifs, selon Séverine Rengnet, la directrice générale arrivée en janvier 2022 :