« Dans le solaire, les gros projets font parler d'eux, mais ne sont pas forcément représentatifs », a déclaré Caroline Plaza, directrice générale de l'institut Becquerel. La Gironde est particulièrement concernée avec la centrale solaire de Cestas, « la plus grande d'Europe », qui vient de passer le cap des dix années d'exploitation. Et il y a celle en projet à Saucats, Horizeo, qui, sans être abandonnée est aujourd'hui au point mort.
Mais en s'en tenant aux chiffres, sur 5 GW de solaire installés en France en 2024, seulement un tiers provient de centrales solaires de plus de 500 KW, tandis que les deux tiers restants sont abondés par de petits équipements, notamment les 245 000 nouvelles installations en toiture. « Si dans le monde, le marché est dominé par le segment du photovoltaïque au sol, en France le solaire en toiture est le plus représenté, à hauteur de 68 % », confirme Caroline Plaza.
Le modèle des grands parcs solaires est-il pour autant dépassé ? « Ils présentent plusieurs avantages. Le coût de l'électricité produit est moins cher sur une grosse centrale. Cela permet aussi d'être en conformité avec la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) et d'atteindre les objectifs fixés », répond Pierre Lévi, directeur général de Néomix. En revanche, ils n'ont jamais fait partie du modèle de cette filiale de Bordeaux Métropole Énergies. Premier frein : le foncier. « Les fonciers qui s'y prêtaient le plus sur le territoire de la métropole ont déjà été pris », fait-il valoir. Les projets portés par Néomix tournent donc autour de 10 MW.