Confirmer, relancer, prévenir dans les temps… : les timings à respecter quand on postule
Sophie Girardeau - Monster pour La Tribune
Sophie Girardeau - Monster pour La Tribune
Le temps de l'individu, qui diffère déjà d'une personne à l'autre, n'a rien à voir avec celui de l'entreprise. S'ensuivent des impatiences, des malentendus, des comportements inadaptés pouvant passer pour du harcèlement, de la perte de temps, aussi, parfois. Dans son rapport au temps, on peut se faciliter ou se compliquer les choses, s'agacer de ce qui tarde ou relativiser. La façon dont un candidat le gère est également une source d'information pour le recruteur.
Quand on est convoqué par téléphone à un entretien, on n'est pas toujours dans les bonnes conditions pour noter des informations pratiques. Guillaume Blanchin, responsable du bureau lyonnais de Robert Walters, conseille de demander à ce moment-là au recruteur une confirmation écrite par courriel, « pour être au clair sur le nom de l'interlocuteur, l'adresse et l'horaire de l'entretien » et, dans la foulée, de confirmer sa venue.
Arrive enfin le jour de l'entretien. Mais ce n'est pas encore l'heure, il est donc inutile de vous présenter à l'accueil de l'entreprise trente ou vingt minutes avant, cinq minutes d'avance suffisent. Notre interlocuteur explique :
Votre arrivée prématurée peut aussi perturber l'organisation d'un service. Dans le cas d'un entretien délocalisé qui vous rend tributaire d'horaires de train ou d'avion, patienter dans un café ou prendre l'air est préférable.
L'entretien a eu lieu et vous êtes partant pour aller plus loin. Si vous avez été reçu par un cabinet de recrutement, le consultant vous a demandé un courriel de synthèse de ce que vous avez compris du poste et de ce qui vous motive. Sauf situation urgente où l'on attend de vous la plus grande réactivité, vous avez trois jours pour le lui envoyer.
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Quand le recruteur a de la visibilité sur la suite du processus, il est important qu'il indique un délai de réponse et s'il n'en a pas, qu'il prévienne le candidat afin de ne pas générer trop d'attentes. Vous n'aurez pas de réponse avant trois semaines ? Patientez jusque-là avant de relancer votre interlocuteur. Il poursuit :
Votre besoin de visibilité est partagé par le recruteur, il faut donc lui dire clairement où vous en êtes dans votre processus de recherche, si vous êtes toujours en attente de réponse ou si vous avez avez des offres par ailleurs, ceci étant aussi valable pour les stages. « Cette éventualité est intégrée par les recruteurs, en cabinet et en entreprise, votre transparence ne vous desservira pas, au contraire », précise-t-il, c'est lâcher au dernier moment un recruteur qui vous croit disponible qui serait mal perçu.
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Enfin, gardez à l'esprit que si les entretiens tendent à se multiplier, l'imprévisible est une autre tendance, avec ses ralentissements, ses accélérations, voire, exceptionnellement, ses prolongations alors qu'on croit le recrutement abouti. Le rythme il faut suivre.
Sophie Girardeau - Monster pour La Tribune
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