C'était il y a quatorze mois jour pour jour. Le président de la République présentait la stratégie pour atteindre l'objectif d'une baisse de 55% des émissions de gaz à effet de serre en 2030. Parmi les leviers évoqués, la production en France d'un million de pompes à chaleur (PAC) d'ici à 2027. Une déclaration d'intentions mise en musique lors d'un déplacement ministériel dans la Somme chez Intuis. À titre indicatif, ce dernier dégage 250 millions d'euros de chiffre d'affaires. Le groupe compte 6 usines, 7 centres de R&D et de formation, ainsi que 1.000 collaborateurs.
Son concurrent Atlantic (3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 31 sites industriels et 13.000 collaborateurs) va poser, ce jeudi, la première pierre d'une usine dans le Grand Chalon (Saône-et-Loire). Dans une déclaration transmise à La Tribune, le groupe s'engage à investir 140 millions d'euros d'ici à 2027, à créer 300 emplois et à fabriquer jusqu'à 150.000 PAC.
Une annonce qui peut paraître contre-intuitive, sachant que « le marché n'est pas terrible », affirme François Deroche, président de l'association française pour les pompes à chaleur (AFPAC), filière qui représente 6,4 milliards d'euros, 31 sites industriels et 46.000 emplois.