• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ClimatEnvironnement

Réforme du marché du carbone européen : la grande revanche des industriels

Photo de Vincent Truffy

VT

Publié le 10 juin 2026 à 12:00

Sous la pression de la crise énergétique et des industriels, Bruxelles s'apprête à réformer en juillet le marché du carbone européen, au cœur d'une bataille sur l'avenir des quotas gratuits et le coût du CO2.

Sous la pression de la crise énergétique et des industriels, Bruxelles s'apprête à réformer en juillet le marché du carbone européen, au cœur d'une bataille sur l'avenir des quotas gratuits et le coût du CO2.

JuergenPM/Pixabay

Le Quotidien Numérique

25 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : pourquoi l’Airbus A400M n’est pas en mesure de rivaliser avec les Canadair

  • 2

    Fibre Excellence : l’offre de Matthieu Pigasse refusée, un nouvel industriel entretient l’espoir pour le site de Saint-Gaudens

  • 3

    Aurélie Casse, journaliste : « J’adore les apéros interminables de l’été »

  • 4

    MaPrimeRénov : les demandes divisées par quatre après le tour de vis budgétaire

  • 5

    De « plusieurs jours de travail » à « 30 secondes » : l’IA bouleverse l’activité des gérants de fonds

  • 6

    Énergie : Vulcan investit 160 millions de dollars pour électrifier la plus grande mine de charbon du Mozambique

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
À un mois d’une réforme clé du marché du carbone européen, la chimie allemande, Rome et plusieurs pays très carbonés accentuent la pression pour desserrer l’étau de l’ETS. Entre quotas gratuits prolongés, report d’ETS2 et débat sur le prix du CO2, Bruxelles joue l’équilibriste sous la menace d’une désindustrialisation accélérée et d’un recul climatique.

À Bruxelles, la bataille autour de la réforme du marché du carbone entre dans sa phase décisive : les chefs d’État ont demandé à la Commission de présenter d’ici à juillet un projet de refonte du système d'échange de quotas d'émissions (SEQE, ETS en anglais), alors que plusieurs capitales et l’industrie lourde réclament un allègement du coût du CO2 sur fond de crise énergétique et de peur de désindustrialisation.

Mis en place en 2005, le marché européen du carbone repose sur un principe simple : Bruxelles fixe un plafond d’émissions et les producteurs d’électricité comme les industries les plus émettrices doivent acheter ou détenir des quotas pour couvrir leur gaz carbonique. Le volume total de quotas baisse au fil du temps afin de faire monter la pression économique sur les installations les plus polluantes. C’est cette mécanique qui a fait du prix du carbone un signal central pour l’investissement industriel et énergétique en Europe.

Avec la réforme précédente, intégrée au paquet climat européen, la trajectoire a été durcie : l’ETS couvre davantage de secteurs et les quotas gratuits doivent décroître jusqu’à disparaître en 2034 pour les secteurs concernés par le mécanisme carbone aux frontières. Pour l’industrie lourde, ce durcissement tombe au pire moment : la chimie, la sidérurgie ou les matériaux de base restent pris en étau entre prix élevés de l’énergie, concurrence américaine subventionnée et pression asiatique sur les coûts.

Ce que demandent la chimie allemande et les industriels

Le cœur de la fronde porte sur la disparition programmée des quotas gratuits entre 2026 et 2034. Pour les industriels les plus exposés, cette trajectoire est devenue le symbole d’un cadre climatique jugé trop rigide face à la compétition mondiale. Berlin a lui-même donné du poids à cette offensive en mettant en avant une stratégie de soutien à sa chimie, secteur clé mais fragilisé, qui passe aussi par une discussion sur le coût du carbone et sur le prix de l’électricité.

A LIRE AUSSI

Climat : pourquoi l'Allemagne et l'Italie menacent le marché carbone européen

Les demandes industrielles sont désormais connues : prolonger les quotas gratuits au-delà de 2034, réduire la vitesse de baisse du plafond global d’émissions et mieux encadrer un prix du CO2 jugé trop volatil. Une partie du patronat réclame aussi de limiter le rôle des acteurs financiers dans le marché carbone, accusés d’alimenter la spéculation et la volatilité des prix. En face, plusieurs entreprises et investisseurs défendent au contraire un signal-prix fort, jugé indispensable pour sécuriser les investissements bas-carbone.

Newsletter

Climat & environnement

Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Illustration de la newsletter Climat & environnement

Italie et pays d’Europe centrale : la fronde politique contre le marché du carbone

La charge politique la plus frontale vient d’Italie. Le gouvernement de Giorgia Meloni a plaidé pour une suspension temporaire du coût de l’ETS pour les entreprises, estimant que le mécanisme alimente des prix de l’énergie déjà trop élevés. Cette offensive italienne s’inscrit dans une séquence plus large de contestation du cadre climatique européen, au moment où plusieurs filières intensives en énergie cherchent à obtenir un répit réglementaire.

A LIRE AUSSI

Quotas de CO2 : entre l'Italie et l'Allemagne, la France cherche une voie médiane

La Pologne, la Hongrie, la Slovaquie ou encore la République tchèque poussent dans le même sens. Tous craignent qu’un prix du carbone plus élevé ne frappe de plein fouet des économies encore très dépendantes du charbon, du gaz ou d’un parc immobilier difficile à décarboner rapidement. Ces pays ont déjà obtenu un premier report d’ETS2, le nouveau marché carbone appliqué aux carburants routiers et au chauffage des bâtiments, repoussé de 2027 à 2028.

Ce que Bruxelles prépare pour juillet : flexibilité ou détricotage ?

La Commission européenne a confirmé qu’une révision complète de l’ETS ferait partie de son paquet climat attendu en juillet 2026. Son enjeu politique est de rassurer l’industrie sans casser l’outil central de la décarbonation européenne.

A LIRE AUSSI

L'industrie européenne produit autant en consommant 8 % d'énergie en moins — sauf l'agroalimentaire

Parmi les pistes discutées figurent un ralentissement de la baisse des quotas gratuits pour certains secteurs, des flexibilités conditionnées à des efforts de décarbonation, l’ouverture à de nouveaux secteurs, ainsi qu’un débat sensible sur l’usage de crédits internationaux. Bruxelles doit aussi préciser le fonctionnement d’un accélérateur d’investissements dans la décarbonation industrielle, doté d’environ 30 milliards d’euros, afin de financer les transformations les plus lourdes sans annuler le signal-prix du CO2.

ETS2 sur les bâtiments et le transport routier, victime collatérale ?

Derrière l’ETS historique, un second front s’est ouvert avec ETS2, conçu pour faire entrer les carburants routiers et les combustibles de chauffage dans un marché carbone séparé. C’est le volet le plus explosif politiquement, car il touche directement les ménages. Pour amortir le choc, l’Union a prévu un Fonds social pour le climat. Mais l’outil reste vulnérable politiquement : plusieurs États veulent encore en retarder l’application ou en limiter la portée.

A LIRE AUSSI

Quand l’Europe fait payer le carbone : un défi pour les industries nord-africaines

Si les industriels obtiennent un net assouplissement, les gagnants immédiats seront la chimie, la sidérurgie, le ciment, l’aérien et les États membres les plus exposés à un mix encore carboné. Ils gagneraient du temps et limiteraient la hausse de leurs coûts.

A LIRE AUSSI

Aérien : les émissions de CO2 atteignent un niveau record en Europe

Mais un ETS trop assoupli affaiblirait la crédibilité climatique de l’Union, réduirait la visibilité pour les investisseurs bas-carbone et risquerait de reporter une part plus grande de l’effort sur les ménages ou sur d’autres instruments plus politiquement coûteux.

C’est tout l’arbitrage de juillet : sauver la compétitivité industrielle européenne sans vider de sa substance le principal instrument de tarification du carbone construit par l’Union depuis vingt ans.

(Avec agences)

VT

Sur le même sujet

Un pompier lutte contre les incendies en Gironde.

Du « grand incendie » de 1949 aux mégafeux de 2026 : l’histoire des feux révèle le dérèglement du climat français

En 1949, 50 000 hectares ont brûlé dans les Landes et 82 personnes sont mortes. En 2026, cette barre de 50 000 hectares est à nouveau franchie, dans une France où la saison des feux s’allonge et où le risque progresse vers le nord.

Environnement
Des sapeurs-pompiers de Haute-Garonne luttent contre le feu à Saint-Jean-d’Illac, Le Las, dimanche 26 juillet 2026.

En Gironde, des villes fantômes, des pins brûlés et des pompiers à perte de vue

Une lutte tactique de chaque instant. 2 500 sapeurs-pompiers quadrillent la Gironde ravagée par un mégafeu de forêt. Le plus vaste département de France a été placé sous cloche avec plus de 220 000 habitants évacués pour plusieurs jours. L’incendie, loin d’être fixé ce lundi matin, a déjà défiguré 42 000 hectares.

Premium
Environnement
En Gironde, le feu se situait dimanche en fin d’après-midi à une quinzaine de kilomètres de la métropole bordelaise, mais une évacuation de la préfecture " n’est pas à l’ordre du jour ", selon son maire Thomas Cazenave.

Incendies : ce qu’il faut retenir de ce dimanche en Europe

Les incendies continuent de mobiliser d’importants moyens en France, en Espagne et en Italie, sur fond de sécheresse persistante et de fortes chaleurs.

Environnement
Pour Philippe de Gonneville, maire de Lège-Cap-Ferret, "l'impact touristique n'est pas le sujet, le bilan financier viendra après".

Incendies en Gironde : « Ce qui est en jeu aujourd'hui, c'est la survie de la presqu'île du Cap Ferret »

ENTRETIEN - Le feu de forêt historique qui ravage la Gironde progresse vers le sud du département ce dimanche matin, offrant un mince répit à la presqu'île de Lège-Cap-Ferret, vidée de ses habitants. Les pompiers sont à la manœuvre pour se préparer à un retour du feu, comme l'explique à La Tribune Philippe de Gonneville, maire de Lège-Cap-Ferret et président de la communauté d'agglomération du Bassin d'Arcachon Nord.

Premium
Environnement
Les fumées de l’incendie en Gironde ont été perçues jusque dans le Massif Central à plusieurs centaines de kilomètres du foyer, et plusieurs préfectures ont appelé les administrés à ne pas prévenir les secours pour une simple odeur de brûlé.

Gironde : le feu se rapproche de Bordeaux et 220 000 personnes ont été évacuées

Le gigantesque incendie qui ravage la Gironde continue de gagner du terrain. Avec 220 000 personnes évacuées, 42 000 hectares détruits et des infrastructures de transport toujours paralysées, les autorités préviennent que le feu pourrait encore progresser et qu’aucun retour des habitants n’est envisageable à ce stade.

Environnement
Des habitants et des touristes évacués en raison des incendies en Gironde dorment sur des lits de camp au parc des expositions de Bordeaux, transformé en centre d’accueil temporaire, le 25 juillet 2026.

Incendies en Gironde : « Nous sommes des déplacés, des réfugiés climatiques »

REPORTAGE — En Gironde, 167.000 habitants et vacanciers ont été déplacés en deux jours. Du jamais-vu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Premium
Environnement
L’avion de transport militaire Airbus A400M au-dessus de la forêt de Lacanau (Gironde), le 25 juillet 2026.

Incendies dans le Sud-Ouest : l'État mobilise l'armée, stress sur Bordeaux

1.500 militaires sont attendus à partir de samedi soir pour lutter contre les feux, qui se rapprochent de Bordeaux. L'avion militaire de transport A400M, a été déployé par le gouvernement pour la toute première fois, et a effectué son premier largage de produit retardateur de feu samedi après-midi à Lacanau en Gironde.

Environnement
Le feu qui ravage le Sud-Ouest.

Incendies en Gironde et dans les Landes : 40.000 hectares brûlés, une ampleur « inédite »

Le feu a provoqué l'évacuation de près de 200.000 personnes et poursuit sa propagation dans un axe nord-sud, alimenté par le vent. La SNCF recommande de reporter les déplacements dans le Sud-Ouest, et Bordeaux se prépare à accueillir davantage de réfugiés.

Environnement