Atlantic, le champion français de la pompe à chaleur va construire une nouvelle usine à Chalon-sur-Saône
Amandine Ibled
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« La France devra produire un million de pompes à chaleur par an d'ici la fin du quinquennat, soit tripler le niveau actuel ». C'est ce qu'avait annoncé le 25 septembre dernier Emmanuel Macron, dans le cadre de « la planification écologique pour réduire les émissions de CO2 du pays ». La future implantation du groupe Atlantic (3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 31 sites industriels et 13.000 collaborateurs) en Bourgogne-Franche-Comté, est donc une bonne nouvelle pour la stratégie nationale du gouvernement qui souhaite développer une filière industrielle de pompes à chaleur.
Actuellement, selon l'Association européenne des pompes à chaleur (EHPA), le marché en 2022 était dominé par la Finlande avec 69 équipements vendus pour 1000 foyers, suivie de la Norvège, de la Suède, de l'Estonie, du Danemark et de la France, avec 20 équipements pour 1.000 foyers, un chiffre similaire à celui de l'Italie.
Le groupe Atlantic possède déjà deux sites de fabrication de pompes à chaleur dans les Hauts-de-France. En 2022, le leader en France a produit 150.000 pompes à chaleur (PAC). « Grâce à cette nouvelle usine à Chalon-sur-Saône, nous espérons doubler notre capacité de production pour atteindre 300.000 pompes à chaleur d'ici trois ans », souligne Olivier Roger, directeur de projet de la nouvelle usine du groupe Atlantic.
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L'une des promesses de ce projet est également d'internaliser une grande partie de la fabrication, dont certains composants tel que l'évaporateur (appareillage réalisant dans une de ses parties un changement d'état du liquide au gaz et qui se situe dans l'unité extérieure de la pompe à chaleur) sont fabriqués actuellement en Asie. « Nous allons créer une ligne d'assemblage supplémentaire afin d'apporter de la valeur ajoutée en termes de main d'œuvre sur ce produit, sur le territoire européen et en particulier en France », précise Olivier Roger.
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