De l'avis de tous, l'arrivée de Bernard Fontana aux manettes d'EDF a donné une nouvelle impulsion dans les négociations des contrats d'approvisionnement avec les industriels très gourmands en électricité. Ce dossier brûlant qui avait contribué, en avril dernier, à la chute de Luc Rémont, le précédent PDG de l'électricien.
Depuis la prise de fonction du nouveau dirigeant, le groupe tricolore multiplie les annonces. Trois protocoles d'accord pour des contrats d'approvisionnement sur dix ans ont ainsi été signés auprès d'Aluminium Dunkerque, Marcegaglia et Arkema. Des entreprises dites hyper électro-intensives dans la mesure où l'électricité représente plus de 40 % de leurs coûts de production. Et « d'autres signatures devraient très prochainement avoir lieu », assure une source proche du dossier.
Ce n'est pas pour autant que l'exécutif entend relâcher la pression sur EDF. Mardi, lors de son discours, le Premier ministre, soucieux d'améliorer la compétitivité des industriels pour relancer la production en France, a fixé une nouvelle cible au groupe tricolore : 30 térawattheures (TWh) de contrats de long terme doivent être signés d'ici la fin de l'année. « C'est une très bonne chose que le Premier ministre ait souligné cet enjeu. Dans le cadre d'un discours budgétaire, ce n'était pas une évidence », commente Nicolas de Warren, président de l'Uniden, l'association qui regroupe les industriels électro-intensifs et électro-sensibles.