Nucléaire : la fuite d'une soupape contraint EDF à arrêter de nouveau l’EPR de Flamanville
Juliette Raynal
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(Photo d'illustration)
Stephanie Lecocq
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[Mise à jour: Article publié à 8 h 07 le 25 juin 2025 et mis à jour à 16 h 48 avec les précisions de l'ASNR].
Et rebelote. Le réacteur normand est de nouveau arrêté. « Le 19 juin 2025, à 19 h 05, l'unité de production n° 3 de Flamanville a été mise à l'arrêt dans le cadre des essais de mise en service du réacteur », a indiqué EDF à La Tribune. Le retour du premier EPR tricolore sur le réseau électrique est prévu pour le 2 juillet à 23 heures.
La tranche nucléaire, d'une puissance nominale de 1 650 mégawatts (MW), est maintenue à l'arrêt « pour procéder à des analyses et des réglages sur une soupape de protection du circuit primaire principal », précise l'électricien. « Cette soupape fuit », résume Julien Collet, directeur général adjoint de l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). « EDF essaye de retrouver l'étanchéité en faisant des manœuvres au niveau de l'exploitation afin que le clapet se referme, poursuit-il. Si les équipes n'y parviennent pas, elles devront intervenir sur l'équipement lui-même ».
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Cette soupape est un matériel de sûreté dont le rôle est d'assurer la protection du circuit primaire contre les surpressions à chaud et à froid. Le circuit primaire principal est muni de trois soupapes de sûreté pilotées et installées au sommet du pressuriseur. Lequel permet de maintenir la pression du circuit primaire. Très concrètement, cet équipement permet d'écrêter la pression. « Le circuit primaire est conçu pour résister à une certaine pression. Pour éviter qu'il n'éclate ou qu'il ne s'endommage à la suite d'une pression trop importante, la soupape s'ouvre automatiquement afin que la pression s'évacue et que l'intégrité du circuit soit préservée », expose Julien Collet.
Juliette Raynal
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