Déchets radioactifs : le projet de Bure avance, assure la ministre de l'Énergie
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Le projet de Bure vise à enfouir au moins 83.000 m3 de déchets nucléaires.
Juliette Raynal
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Le projet de Bure vise à enfouir au moins 83.000 m3 de déchets nucléaires.
Juliette Raynal
« De mon point de vue, nous avançons correctement dans le projet et nous pouvons enfin nous dire que nos déchets nucléaires qui sont installés de manière temporaire partout sur les sites des réacteurs nucléaires pourront être stockés de manière définitive ici », a assuré à la presse la nouvelle ministre déléguée à l'Énergie, Olga Givernet, à l'issue d'une visite du site Cigéo à Bure (Meuse), ce lundi.
Lancé en 1991, ce projet, très contesté par des collectifs écologistes, vise à enfouir au moins 83.000 m3 de déchets nucléaires, à partir de 2035-2040, une zone de déchets de « haute activité » entrant en exploitation en 2080-90. Cigéo est à l'état expérimental, avec un laboratoire creusé à 500 mètres de profondeur depuis une vingtaine d'années.
Le site fait l'objet d'une demande d'autorisation de création auprès de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), dont la réponse est attendue vers 2028. Une première étape est attendue dès l'an prochain : la publication d'une évaluation de sûreté, selon l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).
La ministre ne s'est pas prononcée sur la question de savoir si le site serait suffisant pour stocker les déchets issus d'une éventuelle relance du parc nucléaire national. De nouvelles études seraient nécessaires pour s'assurer que Cigéo est en mesure d'accueillir ces déchets supplémentaires, avait estimé en juin l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), relevant plusieurs « incertitudes » sur le projet.
L'IRSN s'était penché sur l'impact du vaste programme de relance du nucléaire annoncé en 2022 par Emmanuel Macron. Il prévoit la construction d'au moins six réacteurs de nouvelle génération, avec une option pour huit supplémentaires. Pour les annonces déjà actées (allongement de la durée de fonctionnement du parc actuel à 60 ans et mise en service de six EPR2), l'IRSN ne formulait pas d'objection à ce stade.
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En revanche, d'autres questions se poseront si la relance du nucléaire va au-delà, avec la construction des huit EPR2 supplémentaires ou de petits réacteurs (SMR), tels que l'Etat l'envisage sans l'avoir acté officiellement.
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Dans cette hypothèse, « la capacité de l'installation à stocker davantage de déchets devra être évaluée sur la base de nouvelles études d'adaptabilité à des horizons temporels qui pourront être définis lorsque les décisions sur le futur parc auront été prises », notait l'IRSN. L'institut avait, en outre, formulé en juin deux recommandations techniques, prônant une reconnaissance géologique dans une zone particulière du projet et demandant de préciser la méthode de creusement des puits.
(Avec AFP)
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