Amazon met un pied dans la production nucléaire
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L'augmentation des besoins en électricité d'Amazon n'est pas tant liée à sa plateforme de commerce électronique qu'à son activité d'informatique à distance.
Gustavo Graf Maldonado
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L'augmentation des besoins en électricité d'Amazon n'est pas tant liée à sa plateforme de commerce électronique qu'à son activité d'informatique à distance.
Gustavo Graf Maldonado
Amazon se met à son tour au nucléaire pour ses approvisionnements en électricité. Le géant technologique a annoncé ce mercredi avoir noué des partenariats avec trois énergéticiens américains qui vont construire des petits réacteurs nucléaires de nouvelle génération (SMR) pour assurer une partie ses immenses besoins en électricité.
Les trois accords portent sur des SMR (small modular reactors), des réacteurs considérés comme plus sûrs et moins onéreux que les centrales conventionnelles. Ces SMR ont une capacité généralement inférieure à 400 mégawatts, contre environ 1.000 pour les réacteurs standard, mais beaucoup des acteurs de ce secteur émergent proposent d'en installer plusieurs sur un même site.
Amazon va investir directement dans la start-up X-energy, via un tour de table de 500 millions de dollars, qui compte d'autres intervenants, notamment la société d'investissement Citadel, selon un communiqué. Cette augmentation de capital doit permettre à X-energy d'accélérer le développement de son SMR, le Xe-100, dont la mise en service est prévue d'ici 2030.
Parallèlement, Amazon a passé un accord avec l'énergéticien Energy Northwest, opérateur public qui couvre la presque totalité de l'État du Washington, où se trouve le siège du groupe fondé par Jeff Bezos. Le contrat va permettre à Energy Northwest de financer la construction de quatre SMR de X-energy, d'une capacité totale de 320 mégawatts, ce qui correspond à la consommation en électricité d'environ 250.000 foyers.
Le troisième partenariat concerne Dominion Energy, qui va travailler à la construction de SMR sur le site de North Anna, en Virginie, où se trouve déjà une centrale conventionnelle. Ce nouveau projet devrait assurer une capacité supplémentaire de 300 mégawatts. Selon une porte-parole d'Amazon, les deux contrats signés avec Energy Northwest et Dominion Energy portent chacun sur plus d'un demi-milliard de dollars.
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L'augmentation des besoins en électricité d'Amazon n'est pas tant liée à sa plateforme de commerce électronique qu'à son activité d'informatique à distance (cloud computing), dont il est le leader mondial. Amazon Web Services (AWS), sa filiale de « cloud », possède de très nombreux centres de stockage de données (data centers), dont les serveurs consomment une immense quantité d'énergie. Outre le stockage de données, ils sont aussi centraux pour le développement de l'intelligence artificielle (IA) générative, dont les besoins en électricité sont encore supérieurs.
Lundi, Google a annoncé qu'il allait acheter de l'électricité à la start-up américaine Kairos Power, produite, elle aussi, par des SMR. Le contrat prévoit une mise en service du premier SMR de Kairos d'ici à 2030, avec une montée en régime jusqu'en 2035, pour apporter une réponse supplémentaire aux énormes besoins en électricité de la filiale d'Alphabet. Google s'est refusé à communiquer un montant pour cette transaction.
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Fin septembre, Microsoft a dévoilé un partenariat avec le groupe américain Constellation Energy, qui prévoit la réouverture d'un réacteur de la centrale de Three Mile Island, en Pennsylvanie. Le second réacteur de Three Mile Island est à l'arrêt depuis 1979, année durant laquelle il a connu plus grave incident du nucléaire civil américain.
(Avec AFP)
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