Énergies renouvelables : la Bourgogne-Franche-Comté veut accélérer sur l'hydroélectricité
Amandine Ibled
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La centrale d'Ounans (JURA)
Hydro Jura
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La centrale d'Ounans (JURA)
Hydro Jura
L'hydroélectricité joue un rôle crucial dans le mix énergétique, notamment durant les périodes où d'autres sources sont moins efficaces, comme le solaire en hiver. Cette énergie représente un quart de la production d'électricité renouvelable en Bourgogne-Franche-Comté, soit au total, 244 centrales en exploitation, selon l'Ademe BFC. Au niveau national, l'hydroélectricité est la principale source d'énergie renouvelable du pays, suivie par l'éolien et le solaire.
Avec environ 26.2 GW (gigawatts) installés en France, le pays dispose de l'un des plus grands parcs hydroélectriques en Europe. Cette puissance représente environ 20 % de la puissance électrique totale installée, selon le gouvernement.
Cependant, la mise en œuvre de ces projets doit se faire dans le respect des enjeux environnementaux, notamment la préservation de la biodiversité et la gestion des ressources en eau, particulièrement dans une région qui abrite trois bassins versants qui collectent les eaux pluviales (Saône, Rhône et Doubs). D'où l'intervention de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) en amont des projets, qui finance jusqu'à 70 % des études nécessaires au développement de projets.
En 2023, environ 20 études de faisabilité ont été financées, un chiffre en hausse par rapport à l'année précédente. « Ces études permettent de définir les scénarios de travaux et le type de turbines à installer », explique Lilian Geney, chargé de mission hydroélectricité à l'Ademe. Actuellement, une quinzaine de projets sont envisagés, allant de petites installations, comme celles des propriétaires de moulins, à des centrales de plus grande envergure, capables de produire entre 400 et 500 kilowatts. Ces initiatives pourraient alimenter près de 900 foyers, contribuant ainsi à la transition énergétique de la Bourgogne-Franche-Comté, avance l'Ademe.
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Pour rappel, la région vise à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d'ici 2030 par rapport à 1990, et s'engage à augmenter la part des énergies renouvelables dans sa consommation énergétique. « Pour un projet de petite hydroélectricité, tout se joue entre le 1er novembre et le 31 mars. C'est la période où les cours d'eau sont au plus haut et où le tarif d'achat est le plus favorable », précise Lilian Geney. « Pour les porteurs de projets, le chiffre d'affaires réalisé en période dite d'été n'est le plus souvent qu'un complément. Il permet alors de financer l'entretien ou la réhabilitation d'un moulin ou d'une centrale », poursuit-il.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

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