EDF, Engie… Les énergéticiens montent au front pour défendre l'hydroélectricité, grande oubliée de la transition énergétique
Juliette Raynal
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Hydroélectricité
Kees Streefkerk - Unsplash
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Dix grands énergéticiens européens, dont EDF et Engie (via sa filiale la Shem) en France, mais aussi l'espagnol Iberdrola, le portugais EDP et l'allemand Uniper, viennent de former une alliance européenne de l'hydroélectricité afin de défendre les intérêts de ce secteur à Bruxelles. Dans une lettre adressée à différents membres de la Commission européenne, ils demandent la mise en place d'une stratégie européenne de l'hydroélectricité et, surtout, que cette énergie ne soit pas écartée des textes réglementaires en cours d'élaboration. A cette occasion, ils ont rencontré, le jeudi 4 mai, la Commissaire européenne de l'Énergie Kadri Simson.
En effet, alors que l'hydraulique représente 20% de la production d'électricité en Europe avec 375 térawattheure (TWh) générés en 2021, Bruxelles n'a toujours pas élaboré de stratégie dédiée à cette source d'énergie renouvelable.
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Comment l'expliquer ? « On peut supposer que la Commission ne voit pas vraiment de croissance possible sur les capacités déjà installées. Mais nous, nous sommes convaincus de l'importance de préserver cette énergie non seulement pour son rôle de production d'électricité décarbonée, mais aussi pour les services de flexibilité, et notamment de stockage, qu'elle apporte au réseau électrique. L'hydroélectricité sera indispensable à l'intégration massive des énergies renouvelables intermittentes », déroule Marion Labatut.
Juliette Raynal