Engie embarqué malgré lui dans la nouvelle saga belge sur le nucléaire
Juliette Raynal
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La centrale nucléaire de Tihange, en Belgique, le 31 août 2020.
REUTERS/Bart Biesemans
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La centrale nucléaire de Tihange, en Belgique, le 31 août 2020.
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Le répit aura été de courte durée pour Engie. Le 26 juin 2023, après de longs mois d'épineuses négociations, l'énergéticien français pouvait enfin souffler. Il venait de décrocher, in extremis, un accord avec le gouvernement belge sur la question du nucléaire. Le deal actait la prolongation de dix ans des réacteurs Doel 4 et Tihange 3, demandée par la Belgique afin de garantir la sécurité énergétique du pays face à la crainte de pénuries d'électricité, et définissait un montant dont Engie devait s'acquitter pour la gestion des déchets nucléaires. Mais c'était sans compter le nouveau feuilleton politique du Plat Pays.
En Belgique, après sept mois et demi d'attente depuis les élections législatives, un accord de coalition à cinq a été scellé vendredi soir. La nouvelle formation baptisée « Arizona », est désormais composée du Mouvement réformateur (MR), des nationalistes flamands de la N-VA, des Engagés (centristes), des chrétiens-démocrates du CD&V et des socio-démocrates néerlandophones.
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Or, ce nouveau gouvernement de centre droit, qui n'inclut plus les écologistes opposés à l'atome civil, souhaite abroger la loi sur la sortie du nucléaire. Il s'agirait de construire 4 gigawatts (GW) de capacités nucléaires supplémentaires (soit l'équivalent, peu ou prou, de trois réacteurs de type EPR) et de prolonger de dix années, en plus des dix ans déjà accordés, la vie des réacteurs Doel 4 et Tihange 3. Autrement dit, il est demandé à Engie de poursuivre l'exploitation de ces deux réacteurs jusqu'en 2045 et non plus jusqu'en 2035.
Juliette Raynal
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