Hydrogène : l’usine Normand’Hy d’Air Liquide alimentera les taxis parisiens
Nathalie Jourdan
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Hysetco est aujourd'hui à la tête de la plus grande flotte de taxis hydrogène d'Europe
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Alors que la Cour des comptes européenne vient d'estimer que la demande d'hydrogène renouvelable n'atteindra même pas, en 2030, la moitié de ce qui avait été estimé par Bruxelles, Air Liquide ne renonce pas à mettre ses pendules à l'heure H. Illustration sur le complexe industriel de Port-Jérôme, proche du Havre, où l'industriel construit ce qui deviendra, à sa mise à feu, la plus puissante unité électrolytique d'Europe dédiée à la production d'hydrogène bas carbone.
Lancés l'été dernier, les travaux se poursuivent au rythme prévu. Les terrassiers ont quitté le chantier pour laisser le champ libre aux spécialistes des réseaux d'eau et d'électricité pendant qu'à Berlin, les électrolyseurs sont en cours d'assemblage dans la co-entreprise créée avec Siemens Energy. Conformément au calendrier, la livraison du bâtiment et des machines reste programmée dans le courant de l'année 2026.
Le géant gazier français est, à bien des égards, condamné à réussir ce que ses dirigeants appellent « un défi industriel ». Ce projet précurseur à 400 millions d'euros doit, en effet, matérialiser le changement d'échelle qu'il veut opérer avec pour objectif de produire 3 gigawatts d'H2 bas carbone dans six ans. La future usine Normand'hy, la première de taille industrielle sur le vieux continent, préfigure cette stratégie.
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D'une capacité de 200 megawatts (MW) inégalée à ce jour exceptée en Chine, elle devrait produire près de 30.000 tonnes d'hydrogène par an. Beaucoup plus que le volume fourni par les « petites » unités jumelles que le groupe exploite en Europe, comme le rappelle le vice-président de sa branche mondiale hydrogène. « En 2017, nous avons construit un premier électrolyseur de 1 MW au Danemark. Depuis nous en avons démarré un de 20 MW au Canada et un autre de 20 MW en Allemagne. En passant à 200 MW, nous poursuivons sereinement notre montée en puissance », fait valoir Erwin Penfornis.
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