Jeux olympiques : la flotte de véhicules à hydrogène de Toyota dans le viseur de scientifiques
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Cinq cents Toyota Mirai à hydrogène doivent intégrer la flotte officielle des Jeux olympiques à Paris.
Reuters
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Cinq cents Toyota Mirai à hydrogène doivent intégrer la flotte officielle des Jeux olympiques à Paris.
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[Article publié le mardi 9 juillet 2024 à 11h25 et mis à jour à 17h50] Une nouvelle polémique avant l'ouverture des Jeux olympiques ? Au total, 500 Toyota Mirai, la seule berline du marché équipée d'une pile à combustible, doivent intégrer la flotte officielle de l'événement, avant d'être reconverties en taxis à l'issue des Jeux. Une dizaine de bus doit aussi transporter les athlètes. Ces voitures à hydrogène sont toutefois loin de faire l'unanimité au sein de la communauté scientifique.
Toyota a répondu mardi que l'hydrogène jouerait un « rôle clé parmi les différentes technologies de décarbonation », soulignant que cette opinion était « partagée par la Commission européenne ». Le groupe japonais compte présenter pendant les Jeux dix applications de l'hydrogène, dont ces véhicules qui offrent « une large autonomie et une recharge rapide ».
« Toyota promeut l'hydrogène depuis longtemps, mais ils cherchent seulement à retarder la transition vers les véhicules électriques, a affirmé David Cebon, professeur d'ingénierie mécanique à l'université de Cambridge (Royaume-Uni). C'est une stratégie dilatoire, très cynique de la part d'une des entreprises les plus puissantes du monde. »
Le n°1 mondial de l'automobile a pris beaucoup de retard dans le développement des voitures électriques, leur préférant des modèles hybrides, plus polyvalents, et où il est pionnier. C'est aussi une des seules marques au monde, avec BMW et Hyundai, à travailler sur l'hydrogène, apprécié pour l'autonomie et la recharge rapide qu'il offre aux véhicules.
Pour ces scientifiques, qui s'appuient sur les travaux du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), les véhicules électriques représentent pourtant la « façon la plus efficace de décarboner le transport ».
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Les véhicules à hydrogène « vert » (extrait à partir d'électricité renouvelable) demandent trois fois plus d'énergie que des véhicules électriques équivalents, et donc plus d'infrastructures comme des éoliennes et des panneaux solaires, et sont trois fois plus chers à l'usage, assurent ces scientifiques.
Surtout, l'hydrogène vert reste rare : le gaz est principalement produit pour le moment à base d'énergies fossiles - pour l'industrie des fertilisants notamment -, et émet presque autant de CO2 chaque année que l'aviation mondiale, selon la Coalition pour la science sur l'hydrogène, dont fait partie David Cebon. Ce groupe estime que l'hydrogène ne peut jouer qu'un rôle mineur dans la transition énergétique d'ici à 2050.
Les signataires demandent à Toyota de remplacer ses véhicules olympiques par des véhicules électriques ou, à défaut, de ne pas en faire la promotion, a indiqué David Cebon. Toyota avait indiqué que les voitures olympiques seraient avitaillées en hydrogène d'origine renouvelable par Air Liquide, un autre partenaire des JO.
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Encore une polémique autour des JO ? Le gouvernement a donné son feu vert pour les taxis volants à Paris pendant la période des JO. Un arrêté publié ce mardi au Journal officiel autorise la création d'une plateforme flottante permettant le décollage et l'atterrissage de taxis volants électriques dans la capitale pendant les Jeux olympiques. Un projet auquel s'oppose la mairie de Paris.
La plateforme située sur la Seine au niveau d'Austerlitz, réservée à ces engins, « pourra être exploitée jusqu'au 31 décembre 2024 au plus tard » par le groupe Aéroports de Paris (ADP), précise l'arrêté du gouvernement, dont le feu vert était attendu depuis plusieurs mois dans ce dossier controversé.
« Tenant compte de son caractère expérimental », l'arrêté limite les horaires d'exploitation de cette hélistation « entre 8 heures et 17 heures » et les nombres de vols « à deux mouvements par heure et à 900 vols sur la totalité de l'expérimentation » jusqu'à la fin de l'année.
ADP s'est associé à la région parisienne et à l'entreprise allemande Volocopter, qui fabrique le « Volocity », un aéronef à deux places (dont celle du pilote), équipé de batteries alimentant 18 rotors disposés en couronne au-dessus du cockpit. Le but est de profiter de la vitrine des JO pour démontrer la faisabilité de ce nouveau mode de transport, censé relier différents sites de décollage et d'atterrissage, des « vertiports ».
De son côté, la mairie de Paris va attaquer l'arrêté d'autorisation, a annoncé l'entourage d'Anne Hidalgo. Vitrine revendiquée d'une aviation décarbonée, cette expérimentation est très critiquée par de nombreux élus municipaux de Paris, de la majorité ou de l'opposition, qui dénoncent un « projet absurde » et une « aberration écologique ».
(Avec AFP)
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