Pétrole contre climat : le choc de la COP28
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Selon différents rapports, pas moins de 48% des émissions mondiales seraient liées aux fossiles pour produire de l'électricité.
Reuters
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Selon différents rapports, pas moins de 48% des émissions mondiales seraient liées aux fossiles pour produire de l'électricité.
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La COP28 sera-t-elle celle du début de la fin du pétrole, l'hydrocarbure en grande partie responsable du dérèglement climatique ? Cette question cristallise à elle seule l'un des enjeux principaux de cette 28e conférence de l'ONU pour le climat, dont le coup d'envoi est prévu ce jeudi 30 novembre. Là où elle se tient, Dubaï, l'un des Emirats arabes unis (EAU) - septième producteur mondial de pétrole- esquisse un début de réponse.
Selon le politologue François Gemenne, co-auteur du sixième rapport du GIEC et spécialiste de l'adaptation au réchauffement climatique, il existe en effet un chemin : « Je comprends les critiques sur cette configuration particulière pour une conférence climat. Mais si on essaye de voir le verre à moitié plein, celle-ci est justement l'opportunité de poser frontalement la question à l'industrie pétrolière : veulent-ils faire partie de la solution ou pas ? En étant sur le devant de la scène cette année, la pression sur le secteur est maximale et cela pourrait aboutir à un résultat. »
En tout cas, Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU l'appelle de ses vœux. Dans un entretien accordé à l'AFP, il estime en effet que la COP doit s'engager à une véritable « sortie » des énergies fossiles. Ce, même avec un calendrier progressif, estimant qu'il serait « dommage » de s'en tenir à une simple « réduction, vague et évasive ».
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En revanche, du côté des ONG environnementales et certains experts du climat, cet espoir est loin d'être permis. La plupart estime que la double casquette de Sultan Al Jaber, président de la COP28 et dirigeant de la compagnie nationale de pétrole émiratie (Adnoc), tue dans l'œuf quelconque ambition sur le sujet. Avec cette présidence, le lobby du pétrole aurait, selon les ONG, un boulevard pour bouger le moins possible sur le sujet. L'objectif en toile de fond : faire fructifier jusqu'au bout les actifs pétroliers, et si le secteur doit les réduire, que cela se fasse le plus progressivement possible. C'est d'ailleurs la position prise par le président de la COP28 durant les pré-négociations ces dernières semaines.
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