Précarité énergétique : un ménage breton sur cinq concerné en raison de son logement

Pascale Paoli Lebailly
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters

Pascale Paoli Lebailly
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
La question de l'énergie en Bretagne représente non seulement un enjeu territorial mais aussi une préoccupation sociale. Dans une région qui n'est pas autonome en production d'énergie, la consommation finale est en baisse régulière depuis 2022 à 20,4 térawatt-heures (TWh) en 2023 (-2,6 %). Mais l'objectif de sobriété énergétique ne concerne pas tous les habitants de la même manière. Dans certaines zones, il croise le sujet de la précarité et du mal logement.
Selon en étude publiée mardi 29 avril par l'Insee Bretagne, un ménage breton sur cinq était considéré en situation de vulnérabilité énergétique - part des revenus utilisée pour les dépenses en énergie jugées trop importante - liée au logement en 2021. Les simulations réalisées à l'horizon 2035 montrent que si rien n'est fait en termes de « rénovation volontariste des logements », la part des ménages en vulnérabilité énergétique pourrait fortement augmenter en cas de hausse de 20 à 50% des prix de l'énergie.
À lire également
« 303.000 ménages, sur 1,5 million de foyers, consacrent plus de 9,2% de leur revenu aux dépenses énergétiques nécessaires pour chauffer leur logement et produire l'eau chaude. Ces 20,2% sont considérés comme vulnérables », établit Jean-Marc Lardoux, chef de projet à l'Insee Bretagne. « Cette proportion est supérieure à celle de la France métropolitaine (17,4%), malgré un parc de logements plus souvent constitué de maisons mais globalement plus performant qu'en moyenne nationale », observe-t-il.
Pascale Paoli Lebailly
Forêts : « Plusieurs réglementations européennes très lourdes posent problème à la Suède »
Vins de Bordeaux : les prix des vignes s'effondrent en Gironde
Climat : en Suède, la forêt est devenue une industrie du futur
Projet de loi d’urgence agricole : un premier succès à l’Assemblée, de nouveaux risques au Sénat