Transition énergétique : quel rôle pour la sobriété ?
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Le chauffage des bâtiments est l'un de premiers leviers de sobriété énergétique
Shutterstock
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Le chauffage des bâtiments est l'un de premiers leviers de sobriété énergétique
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Baisser son chauffage de quelques degrés, recourir plus souvent au co-voiturage, télétravailler plus fréquemment, consommer moins de protéines animales...La sobriété figure de longue date en bonne place des scénarios élaborés par l'association negaWatt et plus récemment dans certains des scénarios Ademe 2050. Consécration ultime, elle a fait son entrée dans le dernier rapport du GIEC sous l'appellation « sufficiency ».
Ce terme, qui s'est imposé en langue anglaise et auquel les Français ne parviennent pas à trouver d'équivalent, désigne « un ensemble de mesures politiques et de pratiques quotidiennes qui évitent la demande d'énergie, de matériaux, de terres, d'eau et de toutes les ressources naturelles, tout en assurant le bien-être humain pour tous dans les limites de la planète. » Il a également fait son apparition en 2022 dans le plan européen RePowerUE, en réaction aux tensions sur le marché énergétique et à la nécessité de réduire notre consommation collective et donc, notre dépendance au gaz russe.
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Cette montée en puissance n'a rien d'un hasard, mais s'explique au contraire par le rôle que la sobriété pourrait jouer dans l'atteinte des objectifs climatiques. En effet, les réductions de consommation énergétique qu'elle induit peuvent servir à combler une partie du chemin pour respecter certains objectifs tels que ceux fixés par l'accord de Paris, notamment lorsque l'on renonce aux technologies peu matures, comme le captage et stockage de CO2 ou à l'hydrogène vert.