Les « smid caps » européennes conservent leur attrait auprès des investisseurs

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En dépit d'un fort rebond sur les deux dernières années, les petites et moyennes valeurs européennes restent sous-valorisées.

Les actions européennes, tous les gérants en parlent. Le principal attrait des indices européens étant leur faible niveau de valorisation. Si cela vaut pour les grandes capitalisations, en est-il autant pour les petites et moyennes valeurs européennes ? La question se pose alors que celles-ci se sont largement distinguées sur les deux dernières années. Preuve en est, en 2009 et 2010, le MSCI Europe small cap a enregistré des hausses respectives de 55 % et 27 %. Le même constat s'impose pour les « mid cap » au regard des 48 % et 13 % de hausse enregistrés par l'indice MSCI Europe mid cap.

Dans ces conditions reste-t-il un potentiel d'appréciation pour les petites et moyennes valeurs européennes ? Certains s'accordent à le penser. À commencer par les experts de chez Montanaro, qui soulignent que le contexte actuel, conjuguant à la fois une reprise de la croissance économique mondiale et par ailleurs une tendance haussière des marchés d'actions, est toujours plus favorable aux petites valeurs qu'aux autres. Ces derniers estiment, en outre, que l'abondance de liquidités ajoute un attrait spéculatif à ces sociétés en prévision d'un rebond plus marqué des opérations de fusions acquisitions.

Opportunités

Tout cela va bien sûr sans compter sur des niveaux de valorisation attractifs. En dépit du fort rebond enregistré par les small et mid caps européennes, celles-ci ne sont pas si chères que cela. Un indice comme le MSCI Europe small cap ne se paie actuellement que 1,6 fois la valeur des actifs des sociétés qui le composent, soit un potentiel de revalorisation de 70 % par rapport à ses plus hauts de 2,8 atteints mi-2007. Autre preuve, le même indice ne se paie que 12,7 fois les résultats attendus en 2011 contre une moyenne historique de 13,3 fois.

Autant dire que les opportunités ne manquent pas. Surtout au regard d'« une importante exposition des sociétés européennes à la croissance mondiale que celle-ci soit émergente ou américaine », confirme Fabio Di Giansante, gérant actions européennes chez Pioneer Investments. Ce dernier privilégie actuellement des secteurs comme celui de la construction ou encore de la chimie. « Dans ce dernier secteur nous privilégions une mid cap comme Solvay car nous pensons que le marché n'a pas encore pris en considération un de ses atouts majeurs. En effet cette entreprise dispose d'une trésorerie de 5 milliards d'euros qui nous l'espérons sera redéployée de façon efficace », précise-t-il. De leur côté, les experts de Montanaro mettent l'accent sur des secteurs comme l'énergie, les technologies et l'électronique.

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