Vives inquiétudes autour de la pérennité de Stelia à Mérignac
Hélène Lerivrain
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Ici, le site de Stelia Composites à Salaunes, filiale à 100 % de Stelia Aerospace.
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Ici, le site de Stelia Composites à Salaunes, filiale à 100 % de Stelia Aerospace.
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Coup dur pour les salariés de Stelia Aerospace. Cette filiale à 100 % d'Airbus qui précise avoir vu son activité réduite brutalement de 40 % en moyenne sur l'ensemble de ses programmes a annoncé début juillet une réduction de 704 postes sur un peu plus de 4.000 répartis sur 5 sites en France. "Le retour à des niveaux d'activités industrielles équivalent à 2019 n'est pas envisagé avant 2023 - les scénarios les plus conservateurs parlent même de 2024/2025", précise Arnaud de la Croix, directeur de la communication de Stelia Aerospace.
Dans le détail, les suppressions sont donc prévues ainsi :
Le délégué central FO se dit particulièrement inquiet pour le site de Mérignac où 40 % de l'effectif serait touché.
"Nous nous attendions à être touchés par la crise mais, avec ce chiffre officiel, c'est clairement la douche froide", réagit Sébastien Jasnowski, délégué FO sur le site de Mérignac où le dispositif de chômage partiel est annoncé jusqu'en septembre et où une centaine de personnes - intérimaires et sous-traitants - auraient déjà vu leur contrat s'arrêter, selon FO.
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"Le site de Mérignac est impacté par la baisse d'activité encore plus importante sur le segment des turbopropulseurs", reconnaît Arnaud de la Croix. Mais ce que dénonce FO depuis plusieurs années, c'est le mono-produit et le mono-client. "C'est une particularité de ce site où sont assemblées et équipées les voilures ATR. Nous sommes passés de 70 à 25 en 2020 et nous serons aux alentours de 35 voilures en 2021. Il reste donc huit voilures à réaliser d'ici à la fin de l'année. Pour le côté positif, des discussions sont, en revanche, en cours pour que Mérignac fabrique le caisson central de voilure, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui."
Hélène Lerivrain