L'aéroport de Bordeaux-Mérignac en zone de turbulences prolongées

Pierre Cheminade
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Aéroport de Bordeaux Mérignac
Aéroport Bordeaux-Mérignac

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Aéroport de Bordeaux Mérignac
Aéroport Bordeaux-Mérignac
Les réservations pour un vol entre Bordeaux-Mérignac et Paris-Orly sont d'ores et déjà suspendues. Dans l'attente de la publication imminente d'un décret interdisant ces navettes aériennes, Air France a en effet pris les devant et ne propose plus que des vols vers Paris-Roissy. "Je suis très inquiet face à cette décision autoritaire du gouvernement qui nous méprise et ne daigne même pas répondre au courrier envoyé conjointement par la CCI, des élus locaux et les associations BAAS [Bordeaux Aquitaine aéronautique et spatial] et Aerospace valley le 18 mai dernier", s'agace Patrick Seguin, président de la CCI Bordeaux Gironde qui est actionnaire de l'aéroport.
La fermeture de la navette Bordeaux-Orly, de ses 10 rotations quotidiennes et de ses 560.000 passagers annuels fait partie des conditions imposées par le gouvernement à Air France en contrepartie du plan d'aide massif de 7 Md€ accordé en avril dernier.
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De part et d'autre, les arguments sont connus. D'un côté, le gouvernement et les écologistes, dont Pierre Hurmic, le nouveau maire de Bordeaux, jugent absurde en termes d'émission de CO2 de prendre l'avion quand la LGV mise en service en 2017 pour un investissement colossal de 8 Md€ place la capitale à 2 heures de train de Bordeaux. De l'autre, les acteurs économiques et des élus locaux de droite et de gauche mettent l'emploi dans la balance en rappelant que la filière aéronautique positionnée autour de l'aéroport totalise 35.000 salariés de 300 entreprises dont plusieurs fleurons tricolores. Sans compter les nombreux hôtels.
Pierre Cheminade
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