Aéronautique et spatial : dans un contexte d’incertitude, le militaire s’en sort mieux
Hélène Lerivrain
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Ce qui fait très mal au secteur aéronautique et spatial aujourd'hui, c'est l'érosion du carnet de commandes. Safran Helicopter Engines, dont le siège est situé à Bordes dans les Pyrénées-Atlantiques, a ainsi dû faire face à la baisse brutale de l'activité de ses clients et de ses fournisseurs, avec plus de 10 % d'annulations de commandes sur l'année 2020. Il s'agit d'un exemple parmi d'autres. De très nombreuses entreprises de la filière sont touchées, même si certaines s'en sortent mieux que d'autres.
Même discours du côté de chez Potez Aéronautique, spécialiste de la fabrication d'éléments d'aérostructures dans les Landes : "Si l'activité composites a été touchée par la crise, nous n'avons pas vécu d'érosion sur la partie militaire qui représente entre 40 et 45 % de notre chiffre d'affaires", précise Antoine Potez, directeur général de Potez Aéronautique qui livre notamment les empennages de l'E-2D, un avion de surveillance aérienne et de commandement aéroporté. En revanche, pas de commentaire sur l'activité réalisée pour Dassault Aviation. Le groupe lui-même ne communique pas à ce stade : "Concernant le plan de charge, il est encore trop tôt", précisait fin mai le groupe implanté à Mérignac où travaillent 1.700 personnes.
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En attendant, quoiqu'il arrive, la production a repris sur le site de la métropole bordelaise en particulier pour pouvoir livrer les trois Rafales commandés par les Indiens et ainsi éviter toute pénalité de retard. Quinze appareils doivent, en tout, être livrés cette année. La production s'est également poursuivie sur les Falcon 2000, 7X et 8X pour donner de la charge au site de Little Rock dans l'Arkansas aux Etats-Unis, spécialisé dans la finition, la peinture et l'intérieur.
Hélène Lerivrain