Bordeaux Aéroparc : 3.800 emplois créés entre 2015 et 2017
Hélène Lerivrain
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Le feu vert avait été donné en septembre 2015 pour la création d'une opération d'intérêt métropolitain (OIM) sur plus 2.500 hectares autour de l'aéroport. Un territoire qui s'étend sur Mérignac, Le Haillan et Saint-Médard-en-Jalles et qui constitue la principale réserve foncière à vocation économique de l'agglomération bordelaise. Deux ans plus tard, fin 2017, 36.600 salariés, soit 17 % de la masse salariale de la métropole bordelaise, travaillaient dans 3.000 établissements implantés dans la zone, selon une étude de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) qui vient d'être publiée.
Alors qu'à la création de l'OIM, l'objectif était d'atteindre les 10.000 emplois supplémentaires d'ici 2030, l'étude révèle ainsi que 3.800 emplois supplémentaires y ont été créés entre 2015 et 2017, dont 1.800 dans la filière aéronautique et spatiale.
Dans le détail, plus de 1.600 emplois, soit 42 % des créations nettes, viennent de l'installation d'établissements auparavant implantés ailleurs dans la Métropole et qui continuent de croître par la suite. Thales Systèmes Aéroportés qui a installé son campus à Mérignac et AKKA I&S, tous deux issus de la filière aéronautique et spatiale, font partie des plus importants transferts. Mais l'Aéroparc se développe aussi en interne. Les établissements déjà présents sur le territoire en 2015 ont créé 1.500 emplois supplémentaires en deux ans.
A noter enfin que les emplois sont en hausse de +5,6 % par an dans l'OIM entre 2015 et 2017, une augmentation trois fois plus rapide que dans le reste de la métropole.
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L'OIM se caractérise également par un fort ancrage industriel avec un quart de l'emploi dans l'industrie (9.300 salariés) dans des activités en lien avec la filière aéronautique et spatiale prédominante qui employait, fin 2017, 10.200 personnes.
Hélène Lerivrain