A Limoges (Haute-Vienne) et Saint-Geours-de-Maremne (Landes), comme dans une trentaine d'autres communes françaises, les nageurs ont trouvé porte close ce lundi 6 septembre dans les établissements gérés par l'entreprise Vert Marine. Celle-ci affirme ne pas pouvoir faire face à l'explosion de la facture énergétique. Souvent chauffées au gaz, les piscines sont des équipements très énergivores qui subissent de plein fouet la hausse des prix. La fermeture temporaire de cette trentaine d'établissements, parfois de gros complexes aquatiques comme Aquapolis à Limoges, s'accompagne de la mise au chômage partiel des personnels.
Selon l'AFP, la facture énergétique de Vert Marine est passée de "15 à 100 millions d'euros", soit "la totalité du chiffre d'affaires annuel de l'entreprise". Et l'entreprise, qui opère dans le cadre de délégations de service public indique ne pas vouloir procéder à une multiplication des tarifs par trois.
A Bordeaux, qui compte quatre piscines municipales et une cinquième en travaux, le cap a été fixé : tout faire pour éviter de fermer des bassins cet hiver. "Il y a une mission de service public et d'apprentissage de la nage, qui est un aspect très important dans notre région. Donc l'objectif est de ne pas fermer les piscines", indique-t-on au cabinet du maire écologiste Pierre Hurmic. Pour autant, la municipalité n'échappe évidemment pas à la flambée de ses factures d'énergie mais, pour faire face, elle mise davantage sur l'ajustement des températures et sur l'accélération des travaux de rénovation énergétique des bâtiments, notamment sur la piscine du Grand Parc. La réduction des horaires d'ouverture des bassins est, elle aussi, écartée pour le moment.