Un succès mondial, une réussite hexagonale, et le portrait d'un odieux antihéros. La franchise Moi, moche et méchant a non seulement cumulé plus de 4,6 milliards de dollars de recettes en près de quinze ans, mais a aussi porté haut le drapeau tricolore : la production Universal et Illumination Studios est en effet dirigée par les Français Chris Renaud et Pierre Coffin. Elle attire les foules à chacun de ses nouveaux opus. Quinze ans au cours desquels le public s'est méchamment amusé devant les péripéties de Gru, ce pro du vice, épaulé dans chacun de ses méfaits par sa horde de Minions, fidèles créatures jaunes abominablement drôles, véritables stars de la licence et de ses produits et films dérivés.
Devenu, bon an mal an, gentil après l'adoption de ses trois filles et la rencontre de sa bien-aimée Lucy, Gru est cette fois-ci au cœur d'une aventure dans laquelle ses nerfs, et les nôtres, sont mis à rude épreuve. Père de famille bien sous tous rapports, il est désormais confronté à son bébé, Gru Junior, qui n'a aucun mal à lui montrer qu'il l'a dans le nez. Un running gag charmant dans ses premiers instants, vite balayé par la première d'une longue liste d'intrigues qui vont venir rehausser ce quatrième volet, au risque de le rendre parfois quelque peu indigeste. Car, ne l'oublions pas, au-delà de son impeccable esthétique et de son casting de haute volée en VO comme en VF, Moi, moche et méchant est avant tout un divertissement qui s'assume à fond.