Laurent Le Bon : « Le Centre Pompidou, plus grand prêteur d’œuvres au monde »
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Laurent Le Bon, président du Centre Pompidou.
DIDIER PLOWY/CENTRE POMPIDOU
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Laurent Le Bon, président du Centre Pompidou.
DIDIER PLOWY/CENTRE POMPIDOU
Le Centre Pompidou est en train de vivre ses derniers mois d'ouverture avant d'entamer des travaux de rénovation importants de fin 2025 à 2030. Période que certains jugent trop longue puisque le site va être complètement fermé, notamment son musée d'art moderne et contemporain, première collection d'Europe. Comment un établissement public aussi prestigieux continuera-t-il à vivre malgré sa fermeture ? Épineuse question que nous avons posée à son président, Laurent Le Bon, passionné, il le dit lui-même, en réhabilitation et construction de lieux culturels.
À cela nous ajouterons expert, puisqu'il a mené à son terme le projet du Centre Pompidou Metz dont il fut le président de 2010 à 2014 avant de prendre à Paris la direction du Musée Picasso fraîchement sorti de sa rénovation et, enfin, de présider depuis 2021 Beaubourg, dont le chantier colossal ne l'effraie absolument pas ! Bien au contraire, c'est pour lui une opportunité exceptionnelle de le réinventer et de pérenniser les actions menées avec les régions. Car, durant toute l'interview qu'il nous a accordée, le discret mais enthousiaste président n'a eu de cesse de nous rappeler que le Centre Pompidou était un établissement culturel national dont l'état d'esprit était celui du partage et de la collaboration avec les régions. Dont acte.
LA TRIBUNE - Malgré la fermeture complète du site de Beaubourg à partir de septembre 2025, vous affirmez que le Centre Pompidou va continuer à vivre et qu'il se doit de rendre visible la collection d'art dont il a la garde. Comment allez-vous procéder concrètement ?
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LAURENT LE BON - Il est primordial de rappeler que le site en lui-même héberge plusieurs institutions. Le musée n'est qu'une de ses composantes. Nous comptons notamment la Bibliothèque d'information publique (BPI)et l'Institut de recherche et de coordination acoustique/musique (IRCAM). Ce dernier restera ouvert pendant les travaux. La BPI, quant à elle, sera transférée au parc de Bercy, dans l'immeuble Lumière qui offrira quasiment les mêmes capacités de places aux lecteurs. Donc tout ne sera pas à proprement parler fermé. J'insiste sur ce point car, oui, le Centre Pompidou va continuer à vivre. C'est un chantier culturel qui restera ouvert sur la ville. La fermeture d'un lieu public comme le nôtre est complexe, mais c'est aussi ce qui va nous permettre d'opérer une réinvention.
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