Nos critiques des films vus à Cannes
Aurélien Cabrol, Charlotte Langrand
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Anya Taylor-Joy, l’héroïne de « Furiosa », passe d’une dystopie au tapis rouge de Cannes.
© LTD / Warner Bros LLC
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Anya Taylor-Joy, l’héroïne de « Furiosa », passe d’une dystopie au tapis rouge de Cannes.
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C'est une histoire qui a commencé en 1979 avec Mad Max de George Miller, même si ce premier épisode passe alors inaperçu aux États-Unis. Deux ans plus tard, Mad Max 2 - Le défi passe à la vitesse supérieure avec plus de cascades, plus de violence, plus de budget aussi. Un second volet radical, nihiliste, qui invente le film d'action du futur et devient immédiatement culte. En 1985, Mad Max - Au-delà du dôme du tonnerre joue la carte de la continuité : même héros, même course-poursuite dantesque par les mêmes redoutables ennemis. Il faut attendre 2015 pour qu'une quatrième déflagration renouvelle la saga, avec Mad Max -Fury Road.
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Toujours aux commandes, l'Australien George Miller offre à ses fans un opéra baroque d'images et de sons d'où émerge la figure féminine de Furiosa. Et c'est elle justement que l'on retrouve dans le nouvel épisode qui vient d'être présenté à Cannes, Furiosa - Une saga Mad Max. Fort du succès planétaire rencontré par l'opus précédent et ses dimensions féministes et écologistes revendiquées, Miller creuse son sillon mais en remontant dans le temps. Furiosa raconte ainsi la jeunesse de ce personnage : on comprendra notamment pourquoi il lui manque un bras et comment un simple noyau de pêche peut incarner l'Éden ! Quasi-figurantes au départ de la série, les femmes ont progressivement pris le pouvoir, grâce notamment au personnage-titre qu'incarnait Charlize Theron dans Fury Road - un épisode tellement cher à Miller qu'il en fit une version en « black et chrome » considérée par lui comme définitive et essentielle.
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