Cannes : « Un p’tit truc en plus », le film qui fait bouger la société
Éric Mandel
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Artus (chapeau) et les comédiens d’« Un p’tit truc en plus ».
© LTD / Cine Nomine
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Artus (chapeau) et les comédiens d’« Un p’tit truc en plus ».
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Mercredi dernier, 9 heures du matin, dans un hôtel parisien. Devant son café allongé, Artus affiche une belle forme malgré les nuits trop courtes. La veille, il était à Montpellier pour porter la flamme Olympique - « rien de spectaculaire. J'ai marché 200 mètres avec une grosse allumette ». Mercredi, il sera à Cannes pour monter les marches du festival avec l'équipe de son film tourné avec onze comédiens amateurs en situation de handicap mental et une poignée d'acteurs professionnels (Artus, Clovis Cornillac, Alice Belaïdi, Marc Riso). Une forme de consécration qui s'est accompagnée d'une polémique provoquée par le refus des grandes marques de luxe d'habiller la joyeuse petite troupe. « Je pense qu'il est toujours plus élégant pour une marque d'habiller Brad Pitt que d'habiller Artus et encore plus des acteurs en situation de handicap » avait déploré l'humoriste France Inter.
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« Le costargate » est lancé. Dans la foulée, le petit monde du luxe se presse pour éteindre l'incendie, de Dior à Lacoste en passant par Ralph Lauren . « On leur a mis le nez dans leur caca à toutes ces marques qui prônent le vivre-ensemble dans de très belles chartes sur l'inclusion » s'amuse Artus. Selon nos informations, un échange, dimanche dernier, entre Artus et Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, aurait débloqué la situation avec l'entrée en jeu du groupe Kering de François-Henri Pinault (Gucci, Saint-Laurent, Balenciaga...).
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