Rentrée littéraire : Edouard Philippe chronique le « Jour de ressac » de Maylis de Kerangal
Par Édouard Philippe
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Jour de Ressac de Maylis de Kerangal.
© LTD / DR
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Jour de Ressac de Maylis de Kerangal.
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Lorsqu'elles frappent une plage, ou plus encore une digue, les vagues reviennent sur elles-mêmes, dans un bouillon d'écume et de courants contradictoires. Dans son dernier roman, Maylis de Kerangal nous plonge dans le double ressac d'une vie et d'une ville. Celui d'une narratrice, parisienne, « artiste interprète de la voix enregistrée », c'est-à-dire doubleuse, confrontée aux méandres et aux doutes du présent, qui apprend par l'appel d'un officier de police judiciaire qu'un corps sans vie, sans identité, a été retrouvé sur la plage de galets du Havre. Seul élément tangible de l'enquête, le numéro de téléphone portable de l'héroïne, griffonné sur un papier retrouvé dans la poche du pantalon du cadavre. Invitée à se présenter au commissariat de la cité portuaire, où elle a vécu trente ans auparavant, la narratrice va revenir en arrière, retrouver les traces de sa vie de jeune fille, des amitiés, des déceptions, des fiertés et des amours. Et elle va dans son propre ressac retrouver sa ville, Le Havre.
Par Édouard Philippe
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