Rentrée littéraire : Julia Deck, le «je» lui va si bien
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Livre de Julia Deck, Ann d'Angleterre
© LTD / DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Livre de Julia Deck, Ann d'Angleterre
© LTD / DR
Que fait une écrivaine ayant la fiction chevillée à la plume, et à son actif de talentueux romans à intrigue façon Minuit, son prestigieux éditeur, lorsqu'un soir d'avril 2022 le réel la rattrape : une mère inanimée sur le carrelage de la salle de bains à la suite d'un AVC ; les heures aux urgences et en gériatrie, les transferts d'établissements hospitaliers en centres de soins, la rééducation qu'on attend désespérément, les rendez-vous chez les médecins et assistantes sociales, les bras de fer administratifs, la recherche d'un Ehpad... ?
Pour la première fois, Julia Deck délaisse la fiction - et change d'éditeur. Pour le meilleur. Le « je » lui va si bien. Elle retrace la vie de sa mère, cette Ann d'Angleterre qui donne le titre au roman, une Anglaise, passionnée de littérature, née en 1937 dans la ville ouvrière de Billingham, qui va s'élever socialement et s'installer en France.
À lire également
Avec l'AVC, c'est aussi « une vaste collection d'archives mentales [qui] s'est envolée », constate la romancière. À elle de reconstruire la jeunesse outre-Manche, puis la France, la rencontre avec François, la vie à trois qui sera très vite une vie à deux, la grand-mère, la tante, les cousines... Et en fil rouge : la littérature, passion qui les unit - « la fiction est une langue que nous parlons couramment toutes les deux » - avec Maggie Nelson, Edith Wharton, et surtout Ruth Rendell, sa compagne dans l'adversité.
Courbet, Rembrandt, Monet, De Vinci... Quand les artistes explorent l'art de l'autoportrait
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche
Ces macronistes bientôt arrimés à Pécresse