Rentrée littéraire : quand Georges rencontre Virginie dans « Feydeau s’en va »
Olivier Mony
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Feydeau s’en va, de Thierry Thomas, Albin Michel, 272 pages, 20,90 euros.
/
Olivier Mony
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Feydeau s’en va, de Thierry Thomas, Albin Michel, 272 pages, 20,90 euros.
/
Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM
« Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »
Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
Paris, 1916. Dans la ville des cocottes, des échotiers, des théâtres, des soupers fins, l'écho des combats se fait parfois lointain. Les princes des arts, des lettres et de la scène n'ont rien perdu de leur éclat. Parmi eux, celui dont la gloire est depuis des années déjà peut-être la plus vive, un homme dont la présence dans la société de la Belle Époque se nourrit d'un troublant sentiment d'absence au monde, Georges Feydeau.
L'auteur du Dindon, d'Occupe-toi d'Amélie ou d'On purge bébé a beau avoir chaque soir table ouverte chez Maxim's, y deviser gaiement avec Lucien Guitry ou Tristan Bernard, il est aussi mystérieux que solitaire, réfugié depuis que sa femme l'a quitté quelques années auparavant, accompagné d'un unique serviteur et secrétaire, dans un palace non loin de la gare Saint-Lazare. Ses plus grandes œuvres sont derrière lui et il s'échine à terminer une pièce intitulée Cent Millions qui tombent dans laquelle il a eu l'idée saugrenue d'introduire sur scène un cheval vivant sans savoir comment ni pourquoi l'en faire sortir...
À lire également
Ni cour ni jardin ne lui sont plus d'aucune aide. C'est alors qu'apparaît Virginie, une jeune veuve de guerre (elle a 18ans, il en a 54...) venue lui vendre une lettre d'amour manuscrite de Napoléon I er à Joséphine de Beauharnais. Entre ces deux êtres que rien n'aurait dû rapprocher, que se passera-t-il ? Peut-être simplement deux solitudes qui se reconnaissent. Peut-être plus, comme un ballet avec et contre les ombres de la folie qui s'approchent inexorablement du grand homme. Cette histoire douce et triste à la fois est celle de ce merveilleux premier roman qu'est Feydeau s'en va, de Thierry Thomas (Prix Goncourt de la biographie en 2020 pour Hugo Pratt, trait pour trait).
Olivier Mony
Final Four de handball féminin : l’Europe parle français
Courbet, Rembrandt, Monet, De Vinci... Quand les artistes explorent l'art de l'autoportrait
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche