Spectacle : un opéra nommé désir
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« Les Ailes du désir », opéra d’Othman Louati d’après le film de Wim Wenders.
© Christophe Raynaud de Lage
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« Les Ailes du désir », opéra d’Othman Louati d’après le film de Wim Wenders.
© Christophe Raynaud de Lage
L'événement n'a pas manqué d'intriguer Wim Wenders, qui a donné son autorisation à condition qu'on en respecte l'intrigue originale avec, pour personnages principaux, Damiel et Cassiel, les deux anges initialement incarnés par Bruno Ganz et Otto Sander dans son film Les Ailes du désir. Perchés sur les toits de Berlin avant la chute du Mur, ils entendent les voix intérieures de leurs concitoyens mortels en contrebas... Cet hiver, sur un livret écrit par Gwendoline Soublin dans le souci de respecter le scénario de Wenders à la lettre, ils revivent sur scène la même histoire mais avec de nouvelles résonances, avant tout lyriques et théâtrales. Et de nouvelles peaux : les deux anges sont incarnés cette fois par la soprano star Marie-Laure Garnier en ange Damielle et par le baryton Romain Dayez en Cassiel.
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Tous deux emmènent cinq autres chanteurs au fil d'une partition sombre, résolument inédite, encore plus contemporaine que la BO du film original ne l'était, entièrement repensée pour treize instrumentistes et sept chanteurs par Othman Louati. Le résultat, assez magique, désarçonne autant qu'il éveille à l'incroyable puissance de cette recherche où l'art de l'adaptation scénaristique se tresse à ceux de la création musicale et de la marionnette.