[Vous avez dit vacances ? Paroles de patrons 2/5] Stéphane Lacourt, Antésite : "On a plutôt fait le choix de l’engagement cet été"
Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Stéphane Lacourt, le nouveau dg d’Antésite, a repris la marque Antésite en investissant aux côtés du président actuel, Adrien Mollard, mais également du business angel François Lévêque et du dg de Columbus Retail Jérôme Poisson.
DR/JMBlache
[Série d'été / Interview] La Tribune questionne tout au long de l’été plusieurs dirigeants d’Auvergne Rhône-Alpes sur leur rapport aux vacances. Entre injections sociétales, plus-value pour l’entreprise et pour soi, ces femmes et ces hommes se livrent sans détour. Aujourd'hui, Stéphane Lacourt, le nouveau dg d’Antésite, a choisi un été plus morcelé mais synonyme de proximité et de retours aux sources, en vue de déconnecter après plusieurs semaines d’intense production, où son usine avait été dédiée à la fabrication de gel hydroalcoolique.
Vous venez tout juste de reprendre Antésite, une gamme de boissons utilisant, depuis sa création en 1898, les pouvoirs naturels de la réglisse. Cet été va-t-il vraiment être synonyme de vacances pour vous ?
Stéphane Lacourt : Je suis en effet rentré par augmentation de capital au sein de la société avec trois associés, à la fois du mois de novembre dernier. D'où le besoin de vacances que nous pouvons ressentir, car nous avons enchaîné non-stop depuis, avec un certain nombre de choses à mettre en place suite à notre arrivée.
Dans mon parcours, j'ai occupé des postes dans la boisson durant près de 25 ans, à travers des marques comme Tropico, Lipton Ice Tea, Orangina, ou encore Red Bull. C'est un peu comme Astérix et Obélix, une fois que l'on est tombé dedans, on continue !
Je recherchais à l'origine un site pour fabriquer l'un de mes produits, les
boissons
Têtes Brulées Bio
et quand j'ai su qu'il y avait la possibilité d'investir, le projet s'est monté assez rapidement. Nous l'avons finalisé en l'espace de quatre jours avec mes associés (le business angel François Lévêque, le dg de Columbus Retail Jérôme Poisson, aux côtés du président actuel, Adrien Mollard, ndlr). Ce savoir-faire ancestral d'une PME à taille humaine nous animait particulièrement car nous étions tous les trois des fils ou petit-fils d'agriculteurs, attachés à la terre.
Comment avez-vous vécu la récente période de confinement ? A-t-elle été synonyme de prise de distance ?
J'aime les vacances car c'est une période qui permet de se ressourcer, encore plus particulièrement cette année, où le Covid-19 a fait que je me suis confiné pour travailler 7 jours sur 7, durant près de cinq semaines.
Newsletter
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.
J'avais donc d'autant plus besoin de couper cet été. Cette période a d'autant plus été très particulière car nous avons tout mis en œuvre afin de produire des solutions hydroalcooliques. Il nous a fallu trouver des produits, des fournisseurs, recevoir des autorisations, en partant de zéro. Tout cela était très dense.