Génération 2050 : la science en ordre de marche
Stéphanie Borg
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Laboratoire recherche
Laurent Cerino / ADE
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Laboratoire recherche
Laurent Cerino / ADE
Juin 2050. Les drones qui livrent quotidiennement les magasins s'inspirent, pour s'orienter, des capacités directionnelles de la mouche. L'animal détient, outre un système neuronal très développé, un champ visuel hors du commun, indispensable pour éviter les obstacles. Pour alimenter l'engin, place à la biopile. Habituellement utilisé pour faire fonctionner les pacemakers, ce petit composant produit de l'énergie avec de l'eau sucrée. Il s'auto-alimente grâce à l'énergie produite par la synthèse du glucose contenu dans le sang. Ce système et ses fondements ont été mis en évidence, près de trente ans plus tôt, par l'équipe de recherche menée par Serge Cosnier et Philippe Cinquin de l'université Joseph-Fourier de Grenoble. Comme eux, 575 800 personnes participent à une activité de recherche en France, dont 161 800 chercheurs employés par les entreprises (données 2014, selon le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche) contribuant ainsi à façonner le monde scientifique contemporain et à dessiner les contours de celui de demain.
À l'heure où l'ensemble des organisations mute vers un travail collaboratif, la recherche n'est pas épargnée par le phénomène. En 2050, elle le sera aussi en mode collectif, dans un groupe pluridisciplinaire de préférence.
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Physicien de formation, il est entré de façon graduelle dans la biologie, puis a rejoint le département de biologie de l'École nationale supérieure. Désormais, le médaillé d'argent CNRS 2016 combine des compétences dans les deux disciplines. Un parcours atypique, encore rare en France, mais qui préfigure le chercheur du futur. "La biologie est, par essence, une discipline qui se prête à l'interdisciplinarité. Elle est aujourd'hui déjà traversée par les mathématiques, la physique, la chimie, mais aussi par la robotique, l'informatique ou les sciences cognitives et sociales. Dans les laboratoires se croisent de plus en plus de gens aux origines, aux méthodes et aux concepts différents. Cela était inimaginable il y a cinq ans encore", confirme Thierry Gaude, directeur de recherche au CNRS, coordinateur de l'ouvrage collectif Étonnant vivant : Découvertes et promesses du XXIe siècle (Éd. CNRS) et dirigé par Catherine Jessus, directrice de l'Institut des sciences biologiques du CNRS.
Stéphanie Borg