Banque de demain : l'innovation technologique un accélérateur nécessaire mais pas suffisant !
Pierre Allard
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A l'origine, la Banque était essentiellement en charge du financement de la dette et du train de vie de l'état. A l'instar du Crédit Lyonnais - fondé en 1963 pour collecter les dépôts des particuliers afin de financer des projets destinés à accompagner le développement de la ville de Lyon -, elle est devenue au fil du temps un outil essentiel du développement du territoire. Cette transformation a façonné la banque que nous connaissons aujourd'hui autour des comptes de dépôts, des agences bancaires et du financement des projets.
En parallèle, les trajectoires de vie professionnelle et privée des individus sont de plus en plus imbriquées et fragmentées, et leurs aspirations reviennent à la stabilité et la linéarité.
Résultat de ces changements : l'émergence d'une transformation qui s'opère dans les banques afin d'accompagner les mutations qui touchent à la fois les sociétés et les citoyens. Alors que 70% des personnes sont intéressées par une couverture financière pour faire face à ces aléas de la vie, les banques n'ont-t-elles pas un rôle à jouer dans cette transformation pour tenter de combler le gap entre ces courbes de trajectoires ?
Aujourd'hui nous sommes dans une phase de rupture accélérée par l'évolution des modes de vie et la transformation digitale des sociétés. Mais aussi, et peut être plus fondamentalement, par les transformations de la planète : les changements climatiques, la transition énergétique, les transformations de territoires et les nouveaux flux migratoires remettent en cause notre modèle de développement et de croissance.
Face à ces changements, les banques ont essentiellement répondu par l'innovation technologique : l'optimisation de la performance opérationnelle, la digitalisation des processus, la dématérialisation, la relation client multicanal, les nouveaux moyens de paiement, l'exploitation poussée des données et l'Intelligence Artificielle.
A titre d'exemple, même si les banques françaises sont classées derrière les banques américaines, elles développent toutes de plus en plus de services bancaires via mobile. Et vu du client, la richesse fonctionnelle et la qualité de l'expérience utilisateur s'améliorent au fil des années.
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