"GPSO entre aujourd'hui dans une phase décisive", estime Carole Delga, la présidente socialiste du conseil régional d'Occitanie, présidente des Régions de France et désormais présidente du conseil de surveillance de la société de GPSO. Pour mémoire, cette société de projet a été officiellement créée il y a quelques mois afin de mener à bien le Grand projet ferroviaire du sud-ouest (GPSO), qui englobe la réalisation des lignes à grande vitesse entre Toulouse et Bordeaux, ainsi que Bordeaux-Dax, soit 327 kilomètres de lignes nouvelles.
Réunis lundi 4 juillet à Toulouse, les représentants des 25 collectivités locales qui vont financer en partie GPSO, l'État, ainsi que SNCF Réseaux et SNCF Gares et Connexions, ont donc installé le conseil de surveillance de cette société dédiée. Ses membres ont veillé à un équilibre entre tous les territoires concernés par le projet, en instaurant une présidence tournante de cette société avec le président de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, ainsi qu'en nommant comme premiers vice-présidents Georges Méric, président du conseil départemental de la Haute-Garonne et Alain Anziani, président de Bordeaux Métropole.
Désormais en place, le conseil de surveillance a lancé le recrutement du directoire de la société de projet, de quoi espérer un début des travaux en 2023. "Nous débuterons par les aménagements ferroviaires du nord toulousain (AFNT) et du sud bordelais (AFSB) à la fin de l'année 2023", projette Étienne Guyot, le préfet coordinateur de GPSO, qui fixe le cap de 2032 pour la mise en service de GPSO. "2032, c'est un maximum. Je pense qu'on peut arriver à une mise en service en 2030-2031. J'ai demandé à ce que cela soit noté dans le procès verbal de notre assemblée du jour", a rebondi Carole Delga.