Les élus écologistes montent au créneau ce mardi 30 juin pour fustiger, une nouvelle fois, le plan de financement du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) qui doit relier Bordeaux à Toulouse et Dax par deux nouvelles lignes à grande vitesse. Un chantier d'au moins 14 milliards d'euros. Après les votes in extremis des différentes collectivités (régions, départements, agglomérations et villes), tout se joue désormais du côté de l'Union Européenne pour boucler le plan de financement. Un dernier point capital puisqu'elle doit participer pour 20 %, soit 2,8 milliards d'euros, selon la volonté de l'État français.
Hier était donc présentée la liste des projets retenus par la commission européenne dans le cadre du volet transports du MIE, le Mécanisme pour l'interconnexion en Europe (Connecting Europe Facility en anglais). Cet appel à projets annuel, doté de 25,8 milliards d'euros sur la période 2021-2027, doit permettre de financer des grandes infrastructures dédiées aux mobilités transfrontalières à travers le continent. Un fonds que les porteurs du GPSO convoitent farouchement puisqu'il constitue l'un des seuls moyens pour capter les fonds européen nécessaires au bouclage du budget.
Karima Delli, la présidente française (EELV) de la commission transports et tourisme du Parlement européen, a annoncé hier l'absence du GPSO parmi les dossiers retenus pour l'appel à projets 2021. "Nous n'avons pas retenu le projet de nouvelle ligne à grande vitesse GPSO. Il nous a semblé que des alternatives, fondées sur les lignes existantes, permettraient de diminuer fortement l'empreinte environnementale du projet et seraient plus utiles à la mobilité quotidienne des habitants", a-t-elle déclaré depuis la conférence Connecting Europe days de Lyon.