L'existence des sociétés de projet, pour GPSO (LGV Toulouse-Bordeaux) et la ligne à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan, est désormais reconnue par la loi. La préfecture d'Occitanie a fait savoir, mercredi 27 avril, que les décrets d'application des ordonnances portant sur leurs créations sont parus au Journal Officiel du 24 avril. Au préalable, la préfecture coordonnatrice de ces deux projets d'aménagement ferroviaire a précisé que ces mêmes décrets ont été signés par le Premier ministre Jean Castex et les ministres compétents avant le second tour de l'élection présidentielle.
En amont de cette signature, ces deux textes législatifs majeurs pour le territoire d'Occitanie ont fait l'objet d'un examen décisif en conseil des ministres au début du mois de mars, débouchant ainsi sur l'étape finale de ce jour. Pour le gouvernement, l'objectif était assumé : rendre "irréversible", comme a répété à plusieurs reprises Jean Castex lors d'une visite à Toulouse mi-mars, la réalisation de ces deux lignes ferroviaires de sa région natale face au calendrier politique national de ce début d'année. Désormais, le calendrier est tenu car cette publication au JO était annoncée pour la fin du mois d'avril au plus tard par le chef du gouvernement.
Mais tout était loin d'être gagné pour les collectivités locales porteuses du projet (Bordeaux Métropole, Toulouse Métropole et les conseils régionaux de Nouvelle-Aquitaine et d'Occitanie). Au début du premier quinquennat Macron, son gouvernement était fermé à l'idée de dupliquer le modèle du Grand Paris Express avec une fiscalité nouvelle et dédiée au financement de ces infrastructures. Et ce, malgré la volonté des élus locaux.