Le FMI redoute toujours une contagion de la crise de l'euro

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Le Fonds se montre confiant pour la croissance européenne mais il appelle à davantage d'intégration pour contenir deux risques : la fragilité du secteur bancaire et la crise des pays périphériques.

C'est un message optimiste pour l'économie européenne que le Fonds monétaire international (FMI) a transmis jeudi à Francfort lors de la présentation de ses « perspectives économiques régionales » pour le Vieux continent. Issu de l'étude mondiale publiée en avril, ce rapport met en évidence le fossé entre « l'Europe émergente » où la croissance serait de 4,3 % en 2011 et 2012 et « l'Europe avancée » qui afficherait 1,7 % et 1,9 %. Néanmoins, Antonio Borges, directeur du Fonds pour l'Europe, affirme que « son message est celui de la confiance ».

En Europe occidentale, la croissance « jusqu'ici soutenue par les exportations » devrait « se rééquilibrer et devenir plus auto-suffisante » grâce à la reprise de la demande intérieure.

Antonio Borges s'est avoué « surpris » par la capacité de l'Allemagne à exporter. Ses entreprises affichent aujourd'hui une forte compétitivité parce qu'elles ont été capables d'installer des chaînes de production transfrontalières en Europe. Le FMI plaide donc pour une unification européenne accrue, notamment pour relever les deux défis : la stabilité du secteur financier et la crise de la dette souveraine.

Craintes sur les banques

Antonio Borges s'est montré inquiet de l'état des banques de la zone euro et a jugé qu'elles avaient globalement besoin d'être « recapitalisées et restructurées ». Pour lui, les efforts nationaux ne suffisent pas. « Il est nécessaire de renforcer l'intégration du système financier européen ainsi que les institutions et la gouvernance européenne du secteur », a-t-il estimé. Mais, pour le FMI, « le principal risque pour la reprise européenne provient de la crise des pays périphériques », car « la contagion au coeur de la zone euro demeure un risque tangible ». « Les réponses apportées ont pu contenir jusqu'à présent la crise », estime Antonio Borges, qualifiant d' « exemplaire » la réaction de l'Espagne qui la mettait à l'abri de cette contagion. Mais il faudra, a-t-il insisté, mettre en oeuvre le renforcement du mécanisme de gestion de crise européen décidé en mars. Plus largement, le FMI appelle à améliorer l'intégration financière et économique afin que l'union monétaire ne soit plus source de « bulles de crédit », comme celles qui ont conduit aux déboires actuels de la Grèce, du Portugal et de l'Italie.

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