9 % de fonds propres pour éviter la recapitalisation

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Selon le « Financial Times », l'Autorité bancaire européenne (EBA) envisage de relever le ratio de solidité des banques.

Les banques se voient imposer une contrainte de plus pour éviter la recapitalisation. Selon le « Financial Times », l'Autorité bancaire européenne (EBA) envisage en effet de relever le ratio de solidité des banques à 9 %, alors que les nouvelles normes bancaires de Bâle III imposent aux banques un ratio de 7 % au 1er janvier 2019.

Les établissements européens auront entre 6 et 9 mois pour se conformer à cette recommandantion de l'EBA, faute de quoi elles devraient accepter une recapitalisation par les pouvoirs publics. Ce durcissement à 9 % du ratio de fonds propres « durs » pourrait contraindre les banques à lever au total 275 milliards d'euros, selon les estimations des analystes de la banque américaine Morgan Stanley, citées par le quotidien britannique.

Le ratio minimum de solidité que devront présenter les banques au 1er janvier 2019 est pour l'instant de 7 %. Il est composé pour 4,5 % de Core Tier One, soit les fonds propres les plus fiables d'une banque à ses actifs, eux-mêmes pondérés en fonction du risque qu'ils représentent ; et pour 2,5 % d'un coussin de sécurité sur lequel les banques pourront s'appuyer en cas de difficulté.

Une augmentation à 9 % du ratio minimum de fonds propres « durs » n'est en tout cas pas un problème pour les banques françaises. Elles étaient quasiment toutes dans les clous au 30 juin 2011 : 10,80 % pour Crédit Mutuel, 9,60 % pour BNP Paribas, 9,30% et pour Société Généralecute; Générale. Seuls Crédit Agricolegricole et le groupe Banque Populaire Caisses d'Épargne présentaient un ratio de solidité légèrement en dessous des 9 % à respectivement 8,90 % et 8,50 %.

Confiant, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a d'ailleurs annoncé mardi à l'Assemblée nationale que « s'agissant des banques françaises, elles s'engagent à monter leur pourcentage de fonds propres à 9 % de leur bilan (...) au lieu des 7 % attendus en 2013 ». Il répondait à un député lui demandant quelles étaient les bases de l'accord qui doit intervenir entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy avant le G20 des 3 et 4 novembre.

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