Le trading à haute fréquence en question à Johannesburg

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Les autorités boursières vont se pencher sur ce type de transactions qui représentent plus de 50 % des volumes sur les marchés actions.

Présents à Johannesburg depuis ce mercredi pour l'assemblée générale annuelle de leur Fédération mondiale, les opérateurs boursiers de la planète ont ouvert la session 2011 sur les enjeux de la réforme de la régulation amorcée depuis la chute de Lehman Brothers. Nul doute que la question du trading à haute fréquence sera abordée alors que les régulateurs tentent d'évaluer la nécessité d'encadrer cette pratique de marché. Ce vendredi, gendarmes boursiers américains, européens et asiatiques se réunissent à Londres, à l'invitation de la Financial Services Authority, pour évoquer notamment ce dossier.

Mary Schapiro et Gary Gensler, les présidents de la Securities & Exchange Commission (SEC) et de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), pourraient faire le déplacement, selon Bloomberg. L'Autorité des marchés financiers française sera représentée, tout comme les autorités allemande, italienne et espagnole, de même que la Commission européenne, qui dépêchera l'un de ses directeurs en charge des marchés financiers. Et il n'est pas exclu qu'un communiqué soit diffusé à l'issue de la réunion.

Grâce à des outils informatiques performants permettant de saisir le moindre décalage de cours, le trading à haute fréquence représente aujourd'hui de 35 % à plus de 50 % des volumes sur les marchés d'actions en Europe et aux États-Unis. Ses adeptes peuvent générer un flux d'ordres important au quotidien pour en annuler parfois jusqu'à 90 %, dès lors que les conditions de marché se sont retournées, avait appuyé Mary Schapiro dès 2010.

Le régulateur américain, confronté au krach éclair du 6 mai 2010 - séance durant laquelle l'indice Dow Jones avait perdu plus de 9 % en quelques minutes -, s'était interrogé sur l'opportunité d'imposer des obligations de liquidité aux traders à haute fréquence, équivalentes à celle des teneurs de marché, ou d'imposer un temps de validité minimum pour tout ordre avant qu'il puisse être annulé.

Les intervenants sur les marchés européens pourraient être fixés sur leur sort dès la semaine prochaine. La Commission européenne doit dévoiler ses propositions de réforme de la directive Marchés d'instruments financiers (MIF). Bruxelles souhaiterait mettre en place une série de mesures sur les intervenants utilisant le trading algorithmique comme sur les Bourses (pour éviter tout risque opérationnel). Et la capacité des opérateurs boursiers à attirer le flux d'ordres, via la réduction du pas de cotation ou leur grille tarifaire, pourrait s'en retrouvée limitée.

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