Gbagbo arrêté, Ouattara doit faire face au défi de la réconciliation nationale

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« Peuple de Côte d'Ivoire, séchez vos larmes, le cauchemar est terminé. » Dans une allocution télévisée, Guillaume Soro, le Premier ministre du président ivoirien reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, a demandé à la population de « garder son calme ». Quelques heures auparavant, les Forces républicaines du président élu, appuyées par les moyens aériens et blindés des forces françaises et de la mission des Nations unies (Onuci), ont pénétré dans le bunker de Laurent Gbagbo et capturé l'ancien président, qui s'y était retranché depuis plusieurs jours. Le palais présidentiel était la cible depuis dimanche d'une série de frappes aériennes visant à détruire les armes lourdes du camp Gbagbo. L'ex-président, son fils Michel et son épouse Simone ont été transférés à l'hôtel du Golf, quartier général d'Alassane Ouattara.

Appel au ralliement

La chaîne de télévision TCI (pro-Ouattara) diffusait lundi des images - non certifiées - de Laurent Gbagbo, qui apparaissait les traits tirés, fatigué mais en bonne santé, comme l'a confirmé l'ambassadeur de Côte d'Ivoire auprès de l'ONU, Youssoufou Bamba. Il devrait être déféré devant une cour de justice pour répondre de ses actes.

Si Alassane Ouattara a officiellement gagné la guerre, il doit encore mener la bataille de la réconciliation nationale. Alors que les communiqués appelant au calme se multipliaient de la part des capitales du monde entier, le nouveau pouvoir appelait les troupes restantes de Ggabgo à rendre les armes. « Je m'adresse solennellement aux officiers, sous-officiers, militaires du rang de toutes les forces. Je vous lance un dernier appel au ralliement. Il ne peut y avoir de chasse à l'homme, rejoignez donc les Forces républicaines », a déclaré Guillaume Soro.

Certaines interrogations persistaient sur le degré d'implication de l'armée française dans la capture de Laurent Gbagbo. Des agences de presse internationales ont tout d'abord annoncé la capture de Gbagbo par les forces françaises, avant que l'Élysée adresse un démenti catégorique.

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