Toulouse Métropole va encadrer le développement des hébergements marchands

Pierrick Merlet

cour des consuls
Rémi Benoit

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"Fini les décisions ponctuelles, au coup par coup", lance Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole. L'élu a l'intention d'encadrer et d'organiser le développement de l'hébergement marchand dans la métropole toulousaine via le schéma directeur de développement de l'hébergement marchand, présenté lundi 12 février. Un audit a donc été réalisé auprès de tous les acteurs du secteur tout au long de l'année 2017, avant la présentation de cette nouvelle stratégie.
"Il faut être dans la régulation, c'est toute la démarche de ce projet", ajoute-même Sylvie Rouillon-Valdiguié, adjointe en charge du tourisme et vice-présidente de Toulouse Métropole avec la même compétence. Les services de Toulouse Métropole vont ainsi contrôler les permis de construire accordés.
En plus de maîtriser le développement, ce plan aura pour but de diversifier l'offre d'hébergement, rénover une partie du parc existant, favoriser le maintien d'une concertation permanente entre tous les acteurs et coordonner ces actions avec le PLUIH, le Plan Local d'Urbanisme intercommunal. L'objectif final est qu'en 2025 l'agglomération toulousaine dispose d'une offre d'hébergements marchants complète, diversifiée et répartie équitablement sur tout le territoire.
Actuellement, la métropole de Toulouse dispose d'une capacité d'accueil de 42 000 personnes, dont 64 % se trouvent dans les hôtels et résidences, l'autre tiers représentant les services de location en ligne type AirBnb. Les gîtes, chambres d'hôtes et campings atteignant péniblement les 8 %.
Par ailleurs, Jean-Luc Moudenc a affirmé lors de cette présentation qu'une nouvelle campagne de communication serait effectuée prochainement dans les médias nationaux afin de valoriser la destination Toulouse et "rattraper notre retard dans le tourisme de loisirs".
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En plus d'être incomplète, l'offre d'hébergements marchands de la métropole toulousaine est inégalement répartie. D'après l'audit réalisé par le cabinet de conseils qui a accompagné la Métropole dans cette démarche, 45 % d'entre eux se situeraient dans le centre-ville de Toulouse et 30 % uniquement dans le secteur de l'aéroport Toulouse-Blagnac.
Pour rééquilibrer ces statistiques, le schéma proposé consiste à développer l'offre dans les secteurs à enjeux, en lien avec les grands projets de la métropole.
Par conséquent, entre 400 et 450 futures chambres sont prévues dans le secteur du PEX et la Métropole espère y associer de grandes chaînes hôtelières. Des négociations sont en cours avec les hôtels Hilton pour en bâtir un de 80 chambres dans la Tour Occitanie du futur quartier d'affaires Toulouse Euro Sud Ouest. Le futur éco-quartier de La Cartoucherie va accueillir lui un hôtel d'architecture en bois d'une centaine de chambres exploité par Eklo Hôtel. Une auberge de jeunesse est également en projet. Le quartier Toulouse Aerospace devrait quant à lui accueillir un complexe hôtelier de 150 chambres à destination des familles. Enfin, l'Oncopole pourrait accueillir un établissement d'une centaine de chambres mais pas avant 2025.
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Il faut également ajouter à la liste de ces grands projets métropolitains le téléphérique urbain sud et la 3ème ligne de métro. "Cette dernière sera une ligne de vie de référence pour nos hôtels", estime Sylvie Rouillon-Valdiguié. Ainsi, les collectivités espèrent développer des projets hôteliers notamment dans le secteur des Sept deniers, autour de la Cité de l'Espace et sur le pôle Labège/Innopole.
Concrètement, Toulouse Métropole vise 200 chambres supplémentaires en moyenne par an jusqu'en 2025, soit 1 600 au total, en pariant sur une croissance de la demande de 2 % chaque année.
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