Val Tolosa : est-ce vraiment fini ?
Vanessa Vertus
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C'est une décision qui a fait le bonheur des opposants à Val Tolosa, le nom donné au méga centre commercial en projet sur la commune de Plaisance du Touch (Haute Garonne). Le 24 juillet dernier, le Conseil d'Etat estimait que ce programme n'était pas "d'intérêt public majeur" et annulait l'arrêté préfectoral autorisant la destruction d'espèces protégées sur le plateau de La Ménude. C'est là que le programme aurait dû s'établir, avec ses 63 000 mètres carrés de surface de vente dont un hypermarché, une centaine de boutiques et un grand magasin.
Depuis la décision du Conseil d'État, Philippe Guyot, maire sans étiquette de Plaisance du Touch (soutenu par LREM pour les prochaines municipales) parle au passé du projet qu'il a ardemment désiré. "La taxe foncière de Val Tolosa représentait quatre millions d'euros par an pour la commune, sachant que l'ensemble des taxes sur Plaisance du Touch rapporte huit millions d'euros par an. Ce programme était certainement un bon projet. Val Tolosa créait des emplois, avait une empreinte environnementale sans précédent avec des prises pour les voitures électriques, des panneaux solaires, un lac qui récupérait l'eau et permettait d'alimenter à hauteur de 10% au moins la rivière Aussonelle", énumère celui qui, après la décision du 24 juillet, avait publiquement évoqué l'abandon du projet. Cette annonce marque t-elle l'épilogue d'une longue bataille entre les pour et les anti Val Tolosa ? Pas si simple.
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Ce projet de centre commercial, soutenu depuis le départ par la municipalité de Plaisance du Touch et qui provoque l'ire d'un groupe de citoyens réuni dans le collectif "Non à Val Tolosa", est dans les cartons depuis de nombreuses années. Unibail-Rodamco Westfield, groupe spécialisé dans l'immobilier commercial et promoteur du programme, pensait ouvrir les portes de son immense galerie marchande il y a quelques années déjà. Pour l'heure, il n'en finit pas d'essuyer les revers judiciaires.
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